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Chapitre Quatorze, septième partie.

Chapitre Quatorze, septième partie.
Coucou,

Alors la suite est là, mais je vous préviens, ce n'est pas super... Je n'aime pas ce passage, et je n'arrivais pas à l'écrire, alors bon, en attendant de le retravailler, je vous le met, et ainsi je pourrai écrire la suite qui s'annonce meilleure ^_^



Il se réveilla en sursaut, couvert de sueur. Il venait de passer une nuit cauchemardesque et le soleil n'était pas encore levé. N'arrivant plus à dormir, et ne le voulant plus, il mit ses bottes et prit par réflexe sa ceinture où était attachée sa nouvelle épée. Il sortit et se dirigea en toute hâte vers la sortie du Temple pour prendre l'air.

Une fois dehors, il se promena dans le potager. Il regardait à peine où il se dirigeait, l'esprit ailleurs. Quelques larmes s'écoulèrent le long de son visage sous le poids des remords.

Sans s'en apercevoir, il pénétra dans le jardin du temple. Quand il en prit conscience, il se retrouva au milieu de millier de fleur, dont la vue réconforta quelque peu Enguerrand. Il venait de dénicher un nouvel havre de paix dans le havre de paix lui-même.

Il s'enfonça plus profondément dans cet immense jardin ressemblant à un labyrinthe et finit par trouver en son centre des bancs où il décida de s'asseoir alors que le soleil commençait à peine à se lever.

Comment avait-il pu commettre un tel acte ? C'était inconcevable... C'était son amie... Elle lui faisait confiance et lui avait tenté de la tuer... Son regard lorsqu'elle avait frôlé la mort le perturbait. Il y avait lu de la détermination, comme si elle s'était résignée à mourir de la main de son seul ami...

Maudite épée ! Tout cela était arrivé par sa faute !

Il la dégaina rageusement et voulu la jeter au loin. À ce moment là, Ténèbre apparut dans son esprit, la tête baissée.

- Enguerrand, j'ai une chose à te dire...
- Qu'y a-t-il ? vociféra Enguerrand, ne désirant en aucun cas discuter avec elle.

Ténèbre se tenait au fond de son esprit, ne semblant aucunement touché par cet élan de haine envers elle. Comme si elle y était habituée.

- C'est de ma faute ce que tu as failli faire à Cyliana. En aucun cas les sentiments que tu as ressenti envers elle étaient réels... Il s'agissait de ceux du Maître Noir...

La colère qu'il ressentait pour l'épée chuta aussi rapidement qu'elle était apparu. À la place, une incompréhension sans fin fit place.

- Comment cela est-il possible ?
- Tu te souviens de la rage et de la haine qu'a ressenti le Maître Noir à sa mort ?
- Oui, sans problème...
- C'est de cela qu'il s'agit... Il est mort sans avoir pu faire ce dont il avait le plus à c½ur. Ses sentiments étaient si puissants, qu'il les a gravés en moi. Depuis, chaque nouveau Gardien est obligé de supporter cette épreuve... Je dois les faire souffrir sur ce qu'ils aiment le plus... Pour toi, il s'agissait de Cyliana. Si elle ne s'était pas approchée, cela n'aurait absolument rien changé...

Enguerrand resta sans voix, n'arrivant pas à croire une telle chose.

- Pourquoi ne me l'as-tu pas dit plus tôt ?

Ténèbre baissa de nouveau la tête, extrêmement gênée.

- Je suis désolée, je n'y ai plus pensé... Et quand j'ai vu que vous en aviez discuté avec Cyliana, j'ai pensé que tout était redevenu dans l'ordre...

Enguerrand ne dit rien, encore plongé dans ses sombres pensées. Mais les paroles de Ténèbre lui avaient ôté une grande partie de ses craintes. Cependant, certaines persistaient.

- Est-il possible que ces accès de rage et de haine me reprennent subitement ?
- Non ! Ne t'inquiète pas ! Cela ne se reproduira plus jamais, et si ça le devait, je te promets de les contenir !
- Merci Ténèbre, et excuse moi pour tout à l'heure...

Elle se fit plus présente dans son esprit et sembla l'envahir de douceur.

- Ce n'est rien, c'est à moi de m'excuser. Mais je vais te laisser. Cyliana est là, elle s'inquiète pour toi...

Aussitôt, Ténèbre disparut de son esprit le ramenant brutalement à la réalité. Le soleil venait de se lever. Cyliana était en face de lui, assise sur un banc, une pointe d'inquiétude transperçant dans son regard.

Comme si elle savait qu'il était de nouveau conscient, elle s'adressa à lui.

- De quoi discutiez vous avec Ténèbre ?
- Comment sais-tu que j'étais avec Ténèbre ? Et comment savais-tu que j'étais ici ?

Cyliana le regarda quelques secondes, avant de se lever et de venir s'asseoir à ses côtés.

- Tout d'abord, lorsque je me suis levée, tu ne m'attendais pas devant ma porte. Ce que tu avais l'habitude de faire. Kriar m'a ensuite prévenue que tu n'étais pas dans ta chambre... Je t'ai donc cherché dans tout le Temple, et je t'ai finalement retrouvé ici...
» Quand au fait que je sache que tu discutait avec Ténèbre, ce n'est pas bien difficile, il m'a suffit de voir tes yeux...

Devant le regard incrédule d'Enguerrand, elle eut un léger sourire et décida de s'expliquer.

- J'ai remarqué que lorsque le lien entre Ténèbre et toi agit, tes yeux deviennent gris...

Surpris par cette nouvelle, il regarda l'épée qu'il avait toujours en main. Il se souvint alors de la façon dont Cyliana l'avait fixé après le combat contre les Chasseurs. Maintenant il savait pourquoi, elle avait vérifié que c'était bien lui... Il rengaina son épée alors que Cyliana lui posait une question.

- De quoi discutiez-vous ?
- De toi... Où plutôt de ce que j'ai failli te faire...

Cyliana ne sembla pas étonné de la réponse, comme si elle si était attendue.

- Et alors, qu'en est-il ?

Elle avait posé cette question d'une voix neutre, pourtant Enguerrand était persuadé qu'elle mourrait d'envie de connaître la réponse. Il lui expliqua alors tout ce que lui avait révélé Ténèbre. Quand il eut terminé, elle paraissait ravie de savoir que tout était rentré dans l'ordre.

- Je me doutais bien que tu n'allais pas oublier ce qui s'était passé du jour au lendemain, mais j'espère que maintenant tu n'y penseras plus.

Enguerrand le lui assura en la prenant dans ses bras.

- Au fait, tu n'as plus mal à la tête ?
- Non, plus du tout.

Cyliana eut une pointe de déception sur le visage qui amusa Enguerrand.

- Moi par contre il faut que je te prépare ta tisane !

Cyliana se redressa et le regarda faussement mécontente.

- Figure toi que non. Car ne te trouvant pas, et sachant qu'à présent tu ressentais ma douleur, je me suis résigné à demander à Jawaad de me préparer sa fameuse potion ! (Cyliana marqua un temps.) Et figure toi qu'elle était encore plus ragoûtante que dans mes souvenirs !

Enguerrand rit de bon c½ur devant la figure écoeuré de son amie.

- Je suis désolé, je te promets de ne plus jamais t'abandonner et de toujours te faire ta tisane.

Cyliana attrapa sa chemise et l'attira tout prêt d'elle. Elle fixa ses yeux dans les siens et prit une allure inquiétante.

- Tu as intérêt ! Je ne bois plus cette potion infecte ! Elle me rend malade ! Si tu m'oublies encore une seule fois, je me vengerai.

Puis elle le relâcha le sourire aux lèvres.

- C'était convainquant ?

Enguerrand en avait eu des frissons, et ce n'était pas à cause de la peur...

- Absolument ! Pour me faire pardonner, je vais te préparer un bon petit-déjeuner ! (Il regarda soudain autour de lui intrigué.) D'ailleurs, où est Kriar ?

Amusé, Cyliana se leva et commença à se diriger vers la sortie du jardin, aussitôt suivit par Enguerrand.

- Si tu crois qu'il nous a attendu ! Quand Jawaad m'a fait ma potion, il m'a prévenu que nous partirions cette après-midi, alors Kriar s'est précipité dans les cuisines pour faire des réserves.
- Le contraire m'aurait étonné...

Quand ils arrivèrent aux cuisines, ils trouvèrent Kriar allongé en train de manger voracement un morceau de gigot.

- J'espère que tu nous as laisser de quoi nous restaurer tout de même ?
- J'ai bien été obligé, Jawaad s'en est assuré en mettant toute la nourriture hors de ma portée... Il a décidé de me faire mourir de faim !

Enguerrand souffla impuissant devant la gloutonnerie de son loup. Il put cependant préparer un repas convenable pour Cyliana et lui-même.

À peine venaient-ils de terminer, que Sarhann et Jawaad apparurent. Ils s'installèrent à leur côtés, et Sarhann demanda aussitôt à Enguerrand ce qui lui était arrivé la veille. Mais alors qu'il allait commencer à le leur raconter, Ténèbre refit surface dans son esprit.

- Ne leur dis rien, s'il te plaît. Je ne veux pas qu'ils le sachent.
- Mais pourtant tu m'as laissé le dire à Cyliana.
- C'était une exception, parce qu'elle a veillé sur toi tout le temps et que je lui fais confiance... Mais je ne désire pas que quelqu'un d'autre le sache...

Quand Ténèbre quitta son esprit, il croisa le regard de Cyliana. Elle se demandait ce qui se passait. Quant à Sarhann et Jawaad, ils attendaient calmement qu'il se décide à tout leur dire.

- Je suis désolé, mais elle ne veut pas que je vous le révèle...

Sarhann sembla déçut.

- Dans ce cas, partons tout de suite, proposa Jawaad, un de mes hommes m'a averti que les Dragons vous attendent en Gamlaad pour vous ramener à Sautour.
- Pourquoi en Gamlaad et pas en Ocaelia ?
- Tout simplement car Gamlaad n'est qu'à une demi-journée de marche d'ici, ainsi vous rentrerez plus rapidement.

Cyliana sembla ravie de cette nouvelle, mais Kriar moins. Le loup semblait soudain réticent à partir.

- C'est obligé de rentrer à dos de dragons ? Je préfère que nous rentrions à pied !
- Ce n'était pas toi qui te plaignait de devoir marcher toute la journée ? fit remarquer Enguerrand.
- Si, mais ça c'était pour éviter les tours de garde ! Enguerrand je t'en supplie, rentrons à pied ! Je monterais la garde toutes les nuits, mais pitié, pas les Dragons !
- Kriar, nous n'avons pas le choix, il ne nous reste que peu de temps ! Tu as bien vu l'état de Cyliana lorsqu'elle prend la potion de Jawaad ! C'est le signe que les feuilles de Lidhs commencent à l'empoisonner ! Les tisanes auront bientôt le même effet ! Plus vite nous retournerons à Sautour, plus vite nous repartirons pour le Sanctuaire !

Kriar baissa les oreilles honteux. Il se sentait coupable d'avoir totalement oublié les effets néfastes des feuilles de Lidhs.

- Désolé, j'avais oublié... C'est d'accord pour les Dragons... Mais je déteste ça. Tu as de la chance que je l'aime bien.

Enguerrand n'en doutait pas une seconde, si Kriar n'avait pas apprécié Cyliana, il aurait farouchement refusé de se soumettre à voyager avec un Dragon...

Jawaad leur expliqua que les quelques affaires qu'ils avaient laissées au village les attendraient près des Dragons. Ils pouvaient donc immédiatement aller en Gamlaad. Après avoir pris soin d'emporter quelques provisions « comestible », ils s'en allèrent en direction de Gamlaad.
# Posté le dimanche 24 juin 2007 04:43
Modifié le samedi 07 juillet 2007 20:04

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