Eyora ferma la porte derrière elle. Les nouvelles qu'elle venait d'apprendre la terrifiaient. Comment allait-elle faire ? Il avait apporté avec lui toutes les preuves, elle ne pouvait plus en douter, et pourtant...
Elle ferma les yeux et repensa désespérée à la discussion qu'elle avait eut avec Cyliana juste avant son départ :
- Eyora, méfie toi, c'est une possibilité à laquelle nous devront peut-être faire face.
- Mais Cyliana, tu vois le mal partout. Ce n'est pas parce qu'il a des... pratiques condamnable, qu'il va forcément agir ainsi.
- Je ne me base pas là-dessus. J'ai pus y échapper ! Je ne me fixe donc pas dessus pour baser mon jugement.
- Cyliana ! Tu sais tout comme moi que l'on n'oublie jamais une telle chose... Et cela, même s'il n'est pas allé jusqu'au bout de ces envies !
- Je le sais très bien. Mais crois-moi Eyora... Je redoute le pire. Je suis persuadée que nous allons devoir affronter des moments très sombres, il pourrait même s'agir des derniers jours de notre peuple... Faisons en sorte de les vivres avec honneurs et de prouver aux autres peuples du continent que nous ne sommes pas des monstres...
- Tu n'as pas confiance dans les qualités du futur Gardien ?
- Je ne le jugerai qu'une fois que je l'aurai vue. Mais je n'ai que peu d'espoir. Les Humains sont si fragiles. Et d'après ce que je sais, pour la plupart stupide... Prend garde à toi mon amie, j'espère sincèrement te revoir.
- Prend garde aussi à toi. Je veux également te revoir ! Et salue pour moi Caleen et Lusia.
Eyora serra les points. Qu'elle avait été stupide. Elle aurait dû écouter Cyliana. Elle aurait dû agir bien plus tôt ! Elle espérait cependant qu'il n'était pas trop tard...
- Algaor.
Une Keltan vêtu de l'armure des Ombres Ardente sorti de l'ombre. Son regard acéré témoignait d'une longue vie passée au centre des conflits qu'avait traversé les Ombres Ardentes, de tous, il était le plus âgé.
- Oui madame ?
- Réunis tout le monde !
Le Keltan marqua un temps d'arrêt. Son regard se durcis.
- À ce point ?
- Oui, l'état est plus critique que je ne le pensais... Il est temps pour nous de sortir de l'ombre mon ami.
- Bien.
Le Keltan ferma les yeux et se concentra. De tous, il était le seul à pouvoir créer un lien psychique avec tous les membres de l'Ordre, même avec les Espions travaillant pour eux sur le continent.
- Réunion immédiate dans le hall. L'état d'urgence est décrété !
De toute part dans la Forteresse, le fracas des portes s'ouvrant à la volée se fit entendre. Tous les Ombres Ardentes au complet se dirigèrent vers le hall en grande hâte.
Eyora, toujours suivis d'Algaor, se positionna en haut des escaliers afin d'être vue de tous.
- Ombres Ardentes ! L'heure est venue pour nous de nous préparer au combat ! À partir d'aujourd'hui, nous cessons toute mission pour le Roi. Nous n'avons plus qu'une seule mission. Protéger le peuple Keltan à tout prix !
» Pour cela, j'ordonne que vous abandonniez vos tenues civiles et que vous ne portiez plus que vos armures. À présent, nous sommes en état de siège ! Il est temps que cette Forteresse reprenne son rôle premier, celui d'une place forte ! Il est aujourd'hui interdit que quiconque pénètre ses murs sans mon autorisation ! Tout Homme, qu'il soit simple paysan ou mandaté par le Roi, sera automatiquement exécuté s'il tente de pénétrer par la force.
» À partir d'aujourd'hui, nous redevenons ce que nous avons toujours été, des guerriers avec pour seule mission, protéger le monde de Khaos et de tout être malfaisant !
» Je veux que la Forteresse soit prête se soir au plus tard !
Sans un mot de plus, Eyora retourna dans ses quartiers en faisant signe à Algaor de le suivre.
- Je veux que tu contactes tous les espions sur le continent pour leur faire état de notre situation. Et surtout, demande des nouvelles de Cyliana... Sans elle, nous sommes perdu.
- Je vais le faire immédiatement.
La Forteresse s'était transformé en une véritable fourmilière. Tous les Ombres Ardentes avaient revêtus leurs armures et fixé leurs épées.
Pendant que certains sortaient les armes de jets pour les installer sur le haut des tours, d'autres s'activaient pour faire disparaître toute la neige et la glace du haut des remparts. Une fois terminé, des sentinelles furent postées sur chaque tour, chaque rempart de la Forteresse. Les portes furent également fermées, et dix Ombres Ardentes furent posté dans le corps de garde. D'autres sentinelles avaient quant à elles, étés chargées d'occuper l'étroit chemin menant à la Forteresse et de surveiller toutes approches suspectes.
En début de soirée, alors qu'Eyora constatait ravis que la Forteresse était de nouveau opérationnelle, les Ombres Ardentes partis en chasse auprès des poursuivants d'Almarion arrivèrent et se précipitèrent auprès d'Eyora. L'une des guerrières lui tendit aussitôt un surcot d'arme.
- Ils nous ont fait courir ses chiens ! Mais nous les avons eut jusqu'au derniers. Voici les armoiries du traître qui a tiré sur le messager...
Eyora reconnu immédiatement ses armoiries, il n'y avait donc plus aucun doute...
- Demandez à Algaor de faire revenir auprès de nous le plus discrètement possible celles qui sont auprès de ce porc. Immédiatement ! Elles ont assez souffert... Et demandez-lui ensuite de me retrouver dans mes appartements...
- Bien madame.
Alors que les guerrières s'en allaient, Eyora compris qu'elle devait terminée ce qu'elle avait commencé.
- Leni ! Reste ici. J'ai une chose à te dire.
Une jeune femme à l'allure athlétique se sépara du groupe et lui fit face. Elle était couverte de sueur après la course poursuite dont elle revenait, mais elle ne semblait pas y faire attention.
- Je sais que tu en as beaucoup fait aujourd'hui, mais j'ai une mission de la plus haute importance pour toi.
- Quelle est-elle ?
- Il est temps de réunir l'armée du Pendentif...
Un éclair traversa le regard de Leni. Il ne faisait plus aucun doute, la guerre était proche.
- Il sera fait selon vos ordres. L'armée sera ici dans deux jours, j'en fais le serment !
Sans plus tarder, la Keltane s'en alla au pas de course.
Eyora se retrouva seule dans le hall. Silencieuse, elle retourna dans ses appartements et s'allongea sur son lit. Elle laissa couler ses larmes qui se déversèrent le long de ses joues. En une seule journée, elle avait du prendre deux décision des plus horribles qui soient...
Perdu dans ses pensées, elle n'entendit pas la porte s'ouvrir. Ce ne fut que lorsqu'elle ressentit qu'on l'observait qu'elle se redressa précipitamment en essuyant ses larmes et aperçut Algaor.
- Tu pourrais frapper avant d'entrer !
- Je l'ai fait, mais tu ne m'as pas entendu... Tu voulais me voir ?
- Oui, je dois partir...
Algaor frissonna d'effroi.
- Pourquoi cela ?
- Je dois retrouver Arsk. Almarion m'a dit qu'il était encore en vie...
- Pourquoi veux tu le voir ? demanda le Keltan anxieux.
- Algaor. Tu le sais très bien ! Notre peuple refusera de se réunir sous notre bannière, où il ne le fera que contraint et forcé lorsqu'il s'apercevra qu'ils sont en danger, mais cela sera trop tard ! Il nous faut rallier Arsk. Le peuple a confiance en lui. Tous le suivrons s'il est avec nous.
- Et pourquoi dois-tu y aller toi ? C'est toi qui diriges cet Ordre en l'absence de Cyliana...
- Almarion m'a expliqué qu'il était déjà allé le voir pour le prévenir de ce qui allait arriver... Il a refusé de venir, il ne veut en aucun cas se mêler de nouveau aux affaires du Royaumes... Je dois aller le convaincre de nous aider, et seul moi peux le faire.
- Et qui dirigera l'Ordre en ton absence ?
Algaor eut du mal à déglutir, redoutant la réponse.
- Ce sera toi...
- Pourquoi moi ? Je n'ai pas le talent que toi et Cyliana avez pour diriger. Je n'ai pas été formé pour ça ! J'ai été formé pour combattre !
- Justement. Tu es le plus âgée d'entre nous. Tu as plus d'un millénaire d'expérience ! Ton savoir nous sera plus qu'utile avec ce que nous allons vivre. De plus, tous te font confiance. Tu as toujours été comme un père pour nous lorsque nous sommes arrivés ici... Petites, tu nous as toutes réconfortées lorsque nous étions triste... Tu n'auras pas besoin de commander, elle feront tous ce que tu leurs demandera.
Algaor souffla. Il n'avait pas le choix, il le savait, le raisonnement d'Eyora était parfaitement logique...
- Bien, puisque tu insistes... Quand part-tu ?
- Ce soir...
Voilà !!!!! Alors, que pensez-vous de ces deux derniers passages ??? j'espère que vous avez autant aimé que moi j'ai aimé l'écrire ???
Et sinon, avez-vous tout compris sur ce qu'il se passait dans ses deux derniers passage ??? ^_^
Pourquoi personne ne répond ???? C'est si nul que ça ???? Pourtant moi je l'aime bien ce passage... Il suffit que j'aime bien pour que vous détestiez c'est ça T_T (j'essais de vous appitoyer, ça marche ??? ^_^)
