Chapitre Treize, huitième partie.

Chapitre Treize, huitième partie.
Enguerrand fut réveillé par de puissants coups sur sa porte. Après avoir émergé du sommeil, il alla rapidement ouvrir alors que les coups recommençaient. Il reconnut Zende dans l'encadrement qui semblait s'impatienter, derrière lui, Cyliana et Kriar l'attendaient. Il les salua puis, après avoir mit ses bottes, il suivit le guerrier qui les accompagna dans la cabane du chef. Enguerrand en profita pour se renseigner discrètement auprès de Cyliana de son état, elle lui assura qu'elle allait beaucoup mieux.

Quand ils arrivèrent chez Jawaad, le chef les attendait avec sa femme à table, ils remarquèrent avec appréhension que le petit-déjeuner avait été préparé, et ce n'était pas la même chose que la veille...

Après les salutations et le rapide repas qui se révéla être aussi ragoûtant que la veille, Jawaad déclara qu'il était temps de se diriger vers le temple.

Cyliana et Enguerrand ne prirent avec eux que le strict minimum. Laissant le plus gros de leurs affaires et leurs chevaux au village. Ils rejoignirent ensuite Jawaad et les deux guerriers qui allaient les accompagner. L'un d'entre eux était Zende, ce qui déplut fortement à Enguerrand, car le guerrier passait son temps à dévisager Cyliana, ce qui avait le dont de l'énerver.

Ils marchaient les uns derrière les autres sur de minces bandes de terre boueuse où il n'était pas simple d'avancer. Seul Kriar gambadait paisiblement accompagné du deuxième guerrier, Idréis, qui avait repris sa forme animale. Tous les deux semblaient bien s'entendre malgré la forme peu avenante de l'étrange créature.

En milieu de mâtinée, ils arrivèrent devant une large étendue d'eau noirâtre, les obligeant à utiliser une frêle embarcation. Des deux côtés de la rive, était fixé un poteau de bois auquel était attaché une corde. L'embarcation, elle, avait deux arceaux, l'un à l'avant et l'autre à l'arrière où passait la corde, ainsi il était facile de traverser. Une deuxième corde permettait de ramener le bateau sur l'autre rive.

Pour le premier passage, Idréis repris sa véritable apparence et traversa lentement avec Kriar l'étendue d'eau. Enguerrand remarqua inquiet que l'embarcation était loin d'être stable, penchant dangereusement d'un côté ou de l'autre dés qu'il y avait un mouvement un peu brusque. Mais le passage se déroula sans incident. Une fois qu'ils furent descendu, Zende tira la corde attachée à l'embarcation afin de la ramener de leur côté. Ensuite, ce qui déplut grandement à Enguerrand, Zende proposa à Cyliana de monter avec lui. Enguerrand discerna parfaitement les mains du guerrier se poser sur les hanches de la Keltane pour, soi-disant, l'aider à monter sans risque. Cyliana entraperçut la colère dans le regard de son compagnon, elle ne pu retenir un sourire, ce qui n'échappa en aucun cas à Zende qui continua à la retenir, même une fois qu'elle fut assise. La traversée se déroula sans incident, Zende ne manquant aucune occasion pour retenir Cyliana d'une hypothétique chute dans l'eau, ce qui d'après Enguerrand était stupide. Arrivé de l'autre côté, le guerrier aida Cyliana à descendre, sans manquer de fixer Enguerrand avec un grand sourire.

Pour le dernier passage, Jawaad s'installa aussi confortablement qu'il le pouvait dans l'embarcation pendant qu'Enguerrand faisait traverser le frêle esquif. Quand ils arrivèrent sur l'autre rive, Cyliana revint immédiatement se placer à ses côtés, le faisant jubiler de plaisir alors que Zende, par contre, avait soudain une mine sinistre.

En début d'après-midi, le paysage commença à changer. Une végétation dense apparut. Rendant l'avancée plus pénible qu'elle ne l'était déjà, ils durent à plusieurs reprises marcher dans l'eau, qui heureusement, n'était pas très profonde à cet endroit là. Néanmoins, leurs pieds s'enfoncèrent de nombreuses fois dans la vase, les obligeants à demander de l'aide à leurs compagnons pour sortir de ce piège naturel. En plus de cela, l'eau était froide et visqueuse, peuplée d'étranges créatures qui se faisaient un malin plaisir à leurs glisser le long des jambes, certaines allant même jusqu'à s'accrocher sur leurs vêtements et leurs bottes.

Alors qu'ils sortaient de l'eau, les marais laissèrent brusquement place à un paysage ressemblant étrangement au paysage du Royaume de Biozdun. Ils en furent tous soulagés. Jawaad proposa de faire une courte pause, ce que tous acceptèrent avec plaisir. Ils s'allongèrent dans l'herbe, profitant du soleil qui réchauffait leurs vêtements trempés, sauf Enguerrand qui enleva d'abord les dernières bestioles accrochées sur le poitrail de Kriar.

- Dans peu de temps, nous arriverons au Temple, jubila Jawaad les yeux fermés. Heureusement, car je n'en peux plus ! Je ne me souvenais pas que c'était si harassant de venir ici !

Ils reprirent la route peu après et découvrirent un paysage idyllique, à l'opposé des Marais. Un vrai havre de paix. Ils traversèrent un bois empli de vie, quelques chants d'oiseaux se firent même entendre. Cet endroit semblait irréel en plein c½ur des Marais de l'Oublie.

En début de soirée, apparut le Temple. Immense bâtiment de pierre qui méritait bien son nom. Même de l'extérieur, il imposait calme et sérénité, comme le lieu qui les entourait. Dans les murs étaient percées de larges fenêtres, fermées par des vitraux aux couleurs chaudes et chatoyantes. Leurs dessins, impressionnants de réalisme, semblaient représenter des légendes de plusieurs peuples différents.

Quand ils entrèrent dans l'enceinte entourant le Temple, ils aperçurent de nombreux guerriers surveillant les alentours, pendant que plusieurs personnes s'occupaient d'un immense potager, avec, et ils furent heureux de le savoir, des fruits et des légumes qu'ils connaissaient.

Alors qu'ils approchaient des immenses portes de l'édifice, un homme vêtu d'une ancienne robe de cérémonie Azurienne s'approcha, les bras écartés, l'air ravi.

- Vous voilà enfin ! Elle m'a tellement parlé de vous que je n'avais qu'une seule hâte, vous voir enfin !

Cyliana et Enguerrand mirent quelques instants avant de comprendre de qui il s'agissait.

- Où est-elle ?

L'homme s'arrêta et prit affectueusement la main de Cyliana entre les siennes.

- Elle savait que vous seriez pressés de la voir ! Hélas, elle ne pourra vous accueillir que demain matin, il est trop tard à présent.

Ils le regardèrent ahuri. Trop tard ? Ce n'était que le début de soirée...

- Mais je ne me suis pas présenté ! Je m'appelle Sarhann. Je veille au bon fonctionnement de ce Temple et à sa sécurité. Depuis prêt de cent cinquante ans, je veille sur l'épée qui nous a été confiée.

Enguerrand le regarda admiratif. Sarhann ne semblait pas avoir plus de quarante ans, et pourtant, il en avait plus du double, si ce n'était pas plus. L'homme s'apercevant de son regard se sentit obligé de s'expliquer.

- En ce lieu, nous vieillissons moins vite, nous arrivons facilement à tripler notre espérance de vie.
- Comment cela ce fait-il ? questionna Cyliana curieuse.

L'homme haussa les épaules, amusé.

- Nous n'en savons rien, tout comme nous ne savons pas pourquoi ce lieu a réussi à échapper à la fureur des Sorciers Noirs. Mais pour tout vous dire, cela ne nous préoccupe pas le moins du monde, c'est comme ça. Nos ancêtres y sont sûrement pour quelque chose ! Mais trêve de bavardage, suivez moi ! Je vais vous montrer vos appartements, ainsi vous pourrez y déposer vos affaires.
- Je ressens une puissante magie ici, expliqua Kriar, mais je n'arrive pas à en déterminer la nature.
- Il s'agit peut-être de la Keltane ?
- Ou bien de l'épée, ou bien même des deux... se hasarda Cyliana
- Il est vrai que nous ne savons rien de l'épée, et comme il s'agissait de l'épée du Maître Noir, elle doit être plus qu'un simple lien avec le Pendentif. Kriar, la magie que tu ressens est vraiment très puissante ?
- J'ai bien l'impression, oui. Mais elle me paraît très étrange, comme celle de la Keltane.
- Voici vos chambres !

Cyliana et Enguerrand sortirent de leurs pensées et découvrirent leurs chambres, l'une en face de l'autre. Elles étaient petites, mais très bien meublées. Chaque chambre possédait une petite fenêtre l'éclairant modestement. Ils y déposèrent leurs affaires ainsi que leurs capes et leurs armes avant de suivre Sarhann qui les conduisit vers les cuisines.

- Je me doutes que vous préfèrerez une cuisine plus traditionnelle que celle que vous avez dû découvrir chez Jawaad !

Sur la table reposait tout sorte de mets tout à fait ordinaire, mais pas pour Cyliana, Enguerrand et Kriar qui était ravis d'échapper à la viande de « Zdurph ». Ils s'installèrent et commencèrent le repas tout en répondant aux nombreuses questions de Sarhann qui semblait fasciné par la vie dans les autres Royaumes. Kriar profitait du repas pour quémander férocement à manger auprès de Cyliana, mais aussi, chose plus rare ces dernier temps, auprès d'Enguerrand.

- Tiens, tu viens à nouveau me voir ?
- Bien obligé ! Je dois faire des réserves pour le chemin de retour, sinon je vais mourir de faim ! Je ne touche plus à leur viande, c'est écoeurant !

À la fin du repas, Zende sortit de table, ce qui au début ne gêna pas Enguerrand. Mais quand celui-ci revint avec la potion qu'il donna à Cyliana avec un grand sourire, il eut un sursaut de colère, c'était à lui de s'occuper de Cyliana, de la soignée, de la protégée !

- Je ne pensais jamais voir ça.

Enguerrand regarda Kriar sans comprendre.

- De quoi ?
- De te voir jaloux, surtout pour une Keltane...

Après qu'elle ait bu sa mixture, Cyliana se sentit de nouveau mal. Bien qu'elle tenta de le cacher, Enguerrand le remarqua et lui proposa de la ramener à sa chambre, ce qu'elle accepta volontiers. Ils saluèrent tout le monde et se dirigèrent vers les chambres.

Enguerrand aidait Cyliana à avancer, il avait passé son bras dans le dos de la Keltane et la soutenait par la hanche car elle ne se sentait pas bien du tout. Le contact du corps de Cyliana l'envoûta ainsi que son parfum. Sans s'en apercevoir, il ralentit le pas pour savourer au maximum ce contact.

Quand ils arrivèrent à la chambre, il allongea Cyliana sur son lit et lui retira ses bottes avant de la couvrir. Il s'assit ensuite à ses côtés et lui caressa affectueusement le visage, écartant quelques mèches de cheveux de son visage.

- Tu te sens un peu mieux ?
- Oui, merci. Mais c'est décidé, je ne prends plus cette potion ! Je préfère de loin tes tisanes. Déjà, elles sont meilleures, et en plus elles ne me rendent pas malade !

Enguerrand jubila à cette nouvelle. Cyliana s'en aperçut, mais amusée, elle préféra ne rien dire.

- Il vaut mieux que tu ailles te coucher avant que quelqu'un ne se fâche.

Enguerrand approuva. Il se leva et souhaita une bonne nuit à Cyliana puis à Kriar. Il sortit ensuite et se dirigea vers sa chambre juste en face. Il se débarrassa de ses bottes puis s'allongea sur son lit, s'endormant lentement, le visage de Cyliana toujours en tête...

# Posté le samedi 16 juin 2007 07:04

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 05:04

Gentes Damoiselles, gentes Damoiseaux (puisque Nimdhril insistait pour fêter le centième article ^_^)

Gentes Damoiselles, gentes Damoiseaux (puisque Nimdhril insistait pour fêter le centième article ^_^)
La fête pour célébrer le centième article allait avoir lieu.

Le buffet a été soigneusement préparé. De nombreux gâteaux, tous différents les uns des autres attendent la convoitise des invités. Les coupes ont toutes étés remplit de Champomy bien frais et pétillant. Les serveurs impeccablement vêtus s'affairent à soigner les derniers détails.

L'heure de la célébration approche. L'auteur entre dans la salle, nerveux. Pourvut que tout ce passe bien et que personne ne soit déçut de l'accueil... Un dernier regard à sa montre, il est l'heure. Il fait signe à un serveur.

- Il est l'heure ! Ouvrez !

Le serveur s'exécute. Les portes s'ouvrent, apparaît aussitôt les différents invités.

- Bienvenue x-vampires-x, et à toi aussi Camille, je vous souhaites une très bonne soirée, le buffet est prêt et n'attend plus que vous.

Il leur fait signe de s'approcher et leur tend une coupe de Champomy. Il en prend également une et trinque avec elles.

Pendant qu'un serveur leur propose un morceau de gâteau, arrive Klm. Guillaume se précipite à sa rencontre et lui donne l'accolade enchanté.

- Ainsi tu as pu venir !

Ils se dirigent vers le buffet ou Klm prend une coupe de Champomy.

- Mesdemoiselles, je vous présentes Klm, un ami très cher. Klm, voici x-vampires-x et Camille.

Une fois les présentations terminées, Guillaume propose un morceau de gâteau à son ami qui accepte volontiers.

- Et sinon, Ocarina, ça avance ?

Devant la mine déconfite de son ami, Guillaume préfère ne rien dire, ne désirant pas gâcher la soirée. Il regarde de nouveau sa montre, tout le monde est presque arrivé, mais que peuvent bien faire les retardataires !

Et puis soudain, il les aperçoit, tous les quatre ensembles, avancer très lentement.

- J'aurai du m'en douter...

Il n'a pas le temps de faire un pas que x-vampires-x le bouscule pour aller au devant des invités.

- Kriar ! Je serai toi, je me méfierai ! Au lieu d'avoir une fan hystérique à tes côtés, en voilà une deuxième !

Le malheureux loup a bien du mal à rester tranquille, Nimdhril est collée contre lui et le caresse avec une lueur d'hystérie dans le regard, murmurant sans cesse « c'est lui ! C'est Kriar ! Il est trop Choupinoooouuuu !!!! ».

Elle est rejointe par x-vampires-x qui prend brusquement le loup dans ses bras, manquant de peu de l'étouffer. Le malheureux demande de l'aide à Cyliana et Enguerrand qui regardent amusés la scène.

Guillaume s'approche de Cyliana et lui fait la bise. Puis, après, alors qu'elle va saluer Klm, il donne l'accolade à Enguerrand.

- Content de te voir !

Guillaume invite Enguerrand à rejoindre tout le monde au buffet pendant que lui s'approche de Nimdhril toujours collée contre le loup, refusant ardemment de laisser sa place à x-vampires-x.

- Bonjour Nimdhril, je suis heureux que tu ais pu venir malgré l'harassante journée qui t'attendait à te faire bronzer à la plage !

Nimdhril le foudroya du regard, si bien qu'il eut une soudaine envie de s'enfuir, mais il se rendit compte que ce n'était pas à cause de ses propos, mais parce qu'il osait la déranger alors qu'elle était avec son idole...

- Bien, suivez-moi, le Champomy et les gâteaux vous attendent !

Soudain, Nimdhril oublia Kriar et se précipita vers les coupes de Champomy. Elle en prit une et voulut la boire cul sec, mais malheureusement sous la précipitation, le liquide passa à côté de sa bouche pour se répandre sur son épaule et dans son dos...

Confuse, elle reprit une coupe, soudain calmée, et retourna auprès des autres invités, plus particulièrement Camille, qui regardait le spectacle consternée. Plus loin, le loup avait sauté sur le buffet et mangeait voracement plusieurs gâteau en même temps pendant que x-vampires-x le regardait amusée.

Guillaume s'écarta de cette scène et se prit la tête dans les mains, la fête était une catastrophe, et tout ça à cause d'un loup...

Tant pis, il n'aura plus qu'a essayer de se rattraper la prochaine fois... Note pour soi-même, ne plus inviter Kriar !

# Posté le dimanche 17 juin 2007 08:05

Modifié le dimanche 17 juin 2007 11:14

Chapitre Treize, neuvième partie.

Chapitre Treize, neuvième partie.
Enguerrand se réveilla de bonne heure. Comme à son habitude, une fois préparé, il attendit Cyliana dans le couloir. Quand elle sortit à son tour, son visage s'éclaira en le voyant et elle déposa un baiser sur sa joue pour lui souhaiter le bonjour, ce qui ne lui déplut pas le moins du monde.

- Comment vas-tu ?
- Bien ! Comme la dernière fois, le malaise c'est calmé au milieu de la nuit.
- C'est étrange... commença Enguerrand avant de s'interrompre, une idée lui frôlant l'esprit.

Ne voulant pas inquiéter son amie, il décida de ne rien dire. Ils se dirigèrent alors avec Kriar vers les cuisines où les attendaient déjà Jawaad et Sarhann. Ils commencèrent à discuter lorsque Cyliana posa une question qui lui trottait dans la tête depuis quelques jours.

- Pourquoi Khaos vous craint-il tellement à présent ? Je suppose que ce n'est pas seulement à cause de votre apparence lorsque vous vous transformez...

Sarhann eut un léger sourire à cette évocation.

- Non, effectivement. Je pense que Jawaad vous a expliqué que certains d'entre nous prennent la même potion que Zende vous a préparée hier ?
- Oui...
- Il y a une raison à cela. Lorsque les Sorciers de Khaos nous harcelaient avec leurs sorts, il y eut de drôles de répercussion. Si drôle puisse être le terme... Il semblerait que deux Sorciers aient lancé sur une grande partie de notre peuple, au même instant, deux sorts opposés. L'un consistait à nous priver de nos pouvoirs pour que l'on se retrouve sans défenses, et l'autre à les renforcer de sorte que nous succombions sous leurs effets. (Sarhann eut de nouveau un léger sourire à cette pensée.) Autant vous dire que l'effet escompté n'a pas eu lieu. Cela a même eu pour résultat une conséquence désastreuse pour eux. C'est grâce à ce miracle que nous avons pu gagner ! Nous avons reçu une immunisation contre tout types de magie, et en plus de cela, nous avons vu nos pouvoirs décuplés.

Enguerrand et Cyliana le regardèrent curieux d'en savoir plus, ce dont Sarhann s'empressa de faire.

- Mais en contrepartie, bien que l'on soit insensible à toute autre magie, nos propres pouvoirs nous rongent de l'intérieur. Un peu comme vous mademoiselle. D'où le fait que nous perdons régulièrement des nôtres sans arriver à les soigner. Mais Jawaad m'a expliqué que vous aviez peut-être une solution à ce mal qui nous ronge ?
- Oui, mais ce n'est pas encore sûr ! déclara Enguerrand, ne voulant pas leur donner de faux espoir.

Cyliana le regarda attendri. Elle avait pu ressentir sa peine en disant ses mots, elle n'en était que plus touchée. Pourtant, sa vie à lui aussi était en jeu, les pouvoirs du Pendentif étaient tellement puissants qu'il risquait de ne pas pouvoir le supporter bien longtemps...

Elle sursauta devant l'évidence qui venait de lui traverser l'esprit. Tous la regardèrent, curieux de savoir ce qui se passait.

- Vous êtes insensible à toutes les autres magies !
- Oui...
- Mais alors pourquoi ne pas désigner l'un d'entre-vous comme Gardien ? Contrairement à Enguerrand, vous ne ressentiriez pas les effets des pouvoirs du Pendentif !

Sarhann et Jawaad la regardèrent gênés, comme si elle venait de toucher un sujet sensible. Enguerrand, lui, la regardait blessé. Comme s'il avait pris cette question comme un moyen de se débarrasser de lui.

- Non ! Nous ne voulons en aucun cas prendre cette responsabilité ! Notre peuple a déjà assez souffert à cause de ce Pendentif ! Nous gardons toujours l'épée, c'est déjà trop ! Vous ne pouvez pas nous en demander plus !

Cyliana regarda Jawaad incrédule, elle n'arrivait pas à comprendre.

- Mais vous pourriez maîtriser le Pendentif mieux qu'Enguerrand ! Ainsi, vous auriez plus de chance de pouvoir guérir votre peuple définitivement !
- Non c'est non ! s'écria Jawaad. Nous sommes désolé, mais nous avons prit cette décision il y a bien longtemps ! Nous l'avons juré sur l'esprit de nos ancêtres ! Nous ne pouvons pas revenir sur notre décision. Le sujet est clos !

Cyliana n'arrivait pas à croire que l'on puisse être bête à ce point.

- Et si Khaos tuait Enguerrand et réussissait à récupérer le Pendentif ! Vous seriez tous exterminés et vos chers ancêtres ne pourraient rien y faire ! Par votre faute, des gens innocents mourront !
- Et tout un peuple disparaîtra...

Ces quelques mots, Enguerrand les avaient murmurés, pourtant tous les entendirent distinctement.

- Nous sommes désolés... Nous sommes conscients de la situation... Mais nous l'avons juré. Nous ne prendrons plus part à cette guerre. Dès que l'épée sera hors de notre Royaume, nous ne voulons plus en entendre parler. Et cela définitivement !

Enguerrand ressentit dans ces dernières phrases comme une pointe de tristesse. Cependant, le visage de Jawaad restait ferme et déterminé. Sarhann, lui, préféra changer de discussion.

- Bien il est temps d'aller voir l'épée !
- Et la Keltane ? demanda aussitôt Cyliana.
- Nous y allons, ne vous inquiétez pas. rassura Sarhann.

Ils sortirent des cuisines et descendirent dans les sous-sols du temple, extrêmement bien gardé par de nombreux guerriers. Cyliana se rapprocha d'Enguerrand et prit sa main dans la sienne avant de lui murmurer :

- Je suis désolé si ce que je t'ai dit t'a blessé, mais je ne veux pas qu'il t'arrive quoi que ce soit... Je tiens trop à toi...

Enguerrand sentit son c½ur battre la chamade, il la regarda et croisa ses yeux si envoûtant. Elle avait un léger sourire au coin des lèvres qui le troubla. Il resserra la main qu'il tenait, heureux de ce simple contact.

Ils s'arrêtèrent devant une solide porte gardée par deux puissants guerriers. Quand Sarhann se retourna, ils se séparèrent rapidement et firent comme si rien ne s'était passé. Seul Kriar semblait ricaner à leurs côtés.

- Voilà ! Enguerrand, tu vas pouvoir rencontrer la Keltane.
- Et moi alors ? s'exclama Cyliana contrariée.
- Nous allons voir si elle désire également faire ta connaissance. Mais dans un premier temps, seul Enguerrand pourra la voir je pense.

Sarhann fit signe à un guerrier d'ouvrir. À leur stupéfaction, il prit une clé et déverrouilla la porte.

- Vous l'enfermez ! s'exclama Enguerrand incrédule.
- Ils sont étranges ici...

Quand le guerrier eut ouvert la porte, Sarhann leur fit signe d'entrer. Le loup, comme à son habitude, se précipita dans la pièce, puis ce fut au tour de Cyliana et d'Enguerrand.

# Posté le dimanche 17 juin 2007 08:22

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 05:05

Chapitre Treize, dixième partie.

Chapitre Treize, dixième partie.
(l'épée, ou du moins, ce que j'ai trouvé de "mieux"...)


Ils découvrirent une pièce circulaire basse de plafond. Elle n'était éclairée que par quelques torches, rendant l'atmosphère lourde et mystérieuse. Ce qui les étonna le plus, était qu'elle était entièrement vide, excepté un autel au centre de la pièce où reposait une magnifique épée à côté de son fourreau sur un tissu de grande qualité.

Enguerrand se demanda s'il avait bien compris ce que cela signifiait...

- Vous voulez dire que la Keltane est dans l'épée ! prononça Cyliana stupéfaite.
- Effectivement, c'est cela même. Hyamon ne vous a pas expliqué que cette épée était très mystérieuse ? demanda innocemment Sarhann.

Enguerrand s'approcha prudemment de l'autel.

- Si, mais pas à ce point !
- C'est étrange... Pourtant il est le seul encore en vie à connaître la totalité de son secret.
- Comment ça ? demanda Cyliana.
- À ce que m'a révélé mon prédécesseur qui tenait ça de son prédécesseur et ainsi de suite, lorsque Hyamon nous en a donné la garde, il a révélé que chaque nouveau Gardien à une épreuve à passer lorsqu'il s'empare de l'épée. C'est à ce moment là qu'il apprend son passé ainsi que son prénom.
- Et quelle est cette épreuve ?
- Je ne le sais pas...

Kriar qui se tenait à distance de l'autel regardait son maître tendu.

- Je ne le sens pas ! Toute l'énergie de l'épée s'est rassemblée. Comme si elle se préparait à quelque chose d'imminent... Je n'aime pas ça, ne la touche surtout pas !
- Tu es sûr de ce que tu avances ? Je ne ressens absolument rien. Si autant d'énergie était rassemblé, je le sentirais obligatoirement !
- Moi aussi, intervins Cyliana, comment ce fait-il que nous ne ressentons absolument rien ?
- Tout simplement parce que ce n'est pas du tout la même magie, elle est beaucoup plus ancienne. Et ça ne me dit rien qui vaille !
- Si Hyamon a pu le faire, je le peux également ! De plus, il m'aurait prévenu s'il y avait le moindre danger !

Cyliana rejoignit Enguerrand qui examinait l'épée sans oser la toucher.

- Comment se fait-il qu'elle soit venue à mon aide par deux fois ? Et surtout comment à t'elle pu savoir que j'étais le nouveau Gardien ?
- Tout simplement, expliqua Sarhann, parce que Hyamon t'as désigné comme successeur. Il a transféré le lien qu'il avait avec l'épée sur toi, pour qu'elle puisse te reconnaître à ton approche, et également te surveiller le temps que tu crées le véritable lien entre elle et toi.
- Et pourquoi vous est-elle apparue à vous aussi ? demanda Cyliana sceptique.

Sarhann réfléchit quelques instants puis haussa les épaules.

- Je ne sais pas. Cela ne fait pas très longtemps qu'elle le fait. Je dirai trois cent ans. Peut-être s'ennuyait-elle...

Enguerrand le regarda perplexe.

- Et comment procède-t-on pour créer le lien ?

Sarhann s'approcha soudain tendu, ce que Cyliana remarqua instantanément.

- Il te suffit de la prendre en main et l'épreuve commencera. Mais il faut d'abord que nous te laissions seul ! s'empressa-t-il d'ajouter. Hyamon a prévenu mes prédécesseurs que ce passage pouvait être dangereux pour les autres...
- Hyamon ne nous a rien dit là-dessus ! s'exclama Cyliana nerveuse.
- Je suppose qu'il n'a pas trouvé cela utile, étant donné que c'est mon rôle de tout vous expliquer...

Cyliana se campa face à Sarhann méfiante.

- Il est hors de question que je laisse Enguerrand seule !
- Mais vous n'avez pas le choix, commença-t-il de plus en plus nerveux, c'est une directive de Hyamon ! Il ne lui arrivera rien, ne vous inquiétez pas pour lui !
- Je ne veux pas le savoir ! Je ne laisserai pas Enguerrand seule ! Mon devoir est de le protéger quoi qu'il puisse arriver !

Enguerrand bien que profondément touché par ce geste, s'approcha de Cyliana.

- Tu dois l'écouter. Hyamon a dit que cela pourrait être dangereux pour tout ceux qui seront à mes côtés, il faut l'écouter.
- À moi il ne m'a rien dit ! continua-t-elle têtue.

Conscient que cela ne servait à rien d'insister, Enguerrand eut une autre idée.

- D'accord, tu restes avec moi, mais seulement dans l'encadrement de la porte ! Ainsi, tu pourras me surveiller tout en étant en sécurité ! Enfin je l'espère...

Cyliana examina la distance à parcourir entre la porte et l'autel. Elle en déduisit qu'elle pourrait rejoindre Enguerrand en une fraction de seconde.

- Bien, puisque tu insistes.

Sarhann se hâta de rejoindre Jawaad qui était resté à l'extérieur de la pièce puis Kriar et Cyliana allèrent se placer dans l'encadrement de la porte.

Enguerrand se tourna de nouveau vers l'épée et l'examina une fois de plus. C'était une épée à une seule main, légèrement plus longue qu'une épée classique. La lame luisait sous la faible lumière des torches. Il pouvait cependant déceler qu'elle devait être extrêmement tranchante. La garde, quant à elle, était simple mais magnifique. En son centre, une étrange pierre noire était incrustée au milieu d'un dessin compliqué.

Il se retourna et contempla Cyliana une dernière fois, au cas où. Elle était sublime, mais aussi très tendue. Elle le regardait presque effrayée, ne cachant pas pour une fois ses sentiments. Son regard croisa le sien, ils restèrent quelques secondes ainsi.

- Il faudrait peut-être y aller non ?

Sarhann cassa net cette étreinte visuelle qui plaisait tant à Enguerrand, et il comprit que Cyliana n'appréciait pas non plus. Il se retourna et tendit lentement la main vers l'épée, redoutant ce qui allait se passer.

- Bonne chance ! Et je t'interdis de faire des bêtises, reviens moi en pleine forme ! souffla la Keltane.

Enguerrand se saisit de l'épée et la souleva. Il ne se passa rien... Il se tourna vers Cyliana sans comprendre.

- Peut-être que...
- L'épée réagit ! Attention !

Kriar avait à peine eut le temps d'avertir son maître qu'Enguerrand reçut une énorme charge d'énergie le faisant tomber à genoux. Un cri de souffrance sortit de ses lèvres sans qu'il ne puisse le retenir. Les yeux brouillés par la douleur, il aperçut Cyliana se précipiter auprès de lui, suivit de Kriar. Elle le prit par la taille et l'aida à se relever.

- Enguerrand ! Que ce passe-t-il ?

Soudain, un torrent de haine et de rage l'envahit, lui faisant perdre pied. Un nouveau cri de douleur sortit de ses lèvres, effrayant Cyliana qui essaya de le retenir tout en l'amenant vers l'autel pour qu'il puisse s'y soutenir. Lorsqu'elle croisa son regard, elle recula effrayée. Il l'observait avec une haine comme elle n'en avait jamais vu dans sa courte vie pourtant bien remplie de ce côté-là.

Il n'avait plus qu'une idée en tête, la supprimer coûte que coûte ! Il serrait férocement la poignée de son épée, prêt à s'en servir, n'osant croire qu'il ait pu rester aux côtés d'une Keltane aussi longtemps. Que lui était-il arrivé pour se laisser berner ainsi ! Son peuple était responsable de la mort de ses parents et de son frère, et de beaucoup d'autres personnes innocentes. C'était une meurtrière ! C'était à cause de personne comme elle que Khaos existait ! Après tout, c'était les Keltans qui avaient tué sa femme et l'avait rendu si mauvais ! Khaos n'était qu'une victime, rien de plus ! Il était à présent de son devoir de la tuer, d'effacer cette vermine de la surface de la terre pour le bien de tous !

Il leva lentement la lame de son épée jusqu'à en poser la pointe sous la gorge de Cyliana. Il se retint de la décapiter sur le champ, voulant en profiter le plus possible en la tuant doucement, sans se presser. Pour cela, il abaissa violemment son épée et entailla profondément le bras de l'Elfe qui laissa échapper un cri de surprise autant que de douleur. Pourtant, elle ne bougea toujours pas. Elle devait certainement être consciente que cela ne servirait à rien. Il l'entendit murmurer son prénom à travers les larmes. Il sourit, elle aurait beau le supplier, il ne l'épargnerait pas cette fois-ci, elle allait mourir ! Il reposa la pointe de son épée sous la gorge si tentatrice de la Keltane et appuya un peu trop fort. Un mince filet de sang commença à s'écouler vers la poitrine de sa victime qui était agité par les pleurs et sa respiration saccadée.

Il observa le bras où déjà, une large traînée de sang s'écoulait. Il trouva cela magnifique. Il désirait en voir plus, beaucoup plus. Il ramena son regard sur le visage de sa victime. Il y découvrit des larmes s'écoulant sur un visage fin et délicat. Il croisa son regard, ses yeux étaient d'un vert intense. Il pensa y trouver de la haine mêlé à la peur de mourir, mais à sa grande surprise, il n'y découvrit qu'une vive inquiétude et même en y regardant de plus près, il y discerna de l'amour...

Cette vision le perturba. Des sentiments refirent surface. Pourquoi cela le troublait-il autant ? Il devait la tuer immédiatement ! Il devait agir avant qu'elle ne l'ensorcelle d'avantage ! Il ramena rapidement l'épée à l'extérieur et lui impulsa l'élan pour lui permettre de décapiter la Sorcière.

Alors que l'épée s'approchait de son cou, un sentiment contradictoire l'assaillit. Il ne voulait en aucun cas faire de mal à Cyliana, c'était son amie !

Enguerrand stoppa violemment son geste en un cri horrifié. Choqué par ce qu'il avait tenté de faire. Il voulu jeter l'épée au loin, sans réussir à s'en débarrasser. Il regarda ensuite Cyliana qui s'approchait de lui craintive. Il ne pouvait s'empêcher de voir le sang qui coulait le long des blessures de son cou et de son bras, blessures qu'il avait lui-même infligées.

- Je... je suis désolé...

À peine ses mots prononcés, il s'effondra sur le sol. La dernière vision qu'il eut, fut Cyliana se précipitant à ses côtés, le prenant dans ses bras...

# Posté le dimanche 17 juin 2007 08:27

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 05:08

Chapitre Quatorze, première partie.

Chapitre Quatorze, première partie.
CHAPITRE 14





Il avait froid. Quand il ouvrit les yeux, il s'aperçut qu'il était allongé sur un sol entièrement recouvert de neige. Il se releva en toute hâte et chercha désespérément Cyliana. Ce qu'il vit le stupéfia. Il était au milieu d'une place de village entièrement pavée. Une somptueuse fontaine se trouvait à ses côtés, et bien qu'elle soit recouverte de neige, il pouvait contempler les six magnifiques statues en forme de Dragon d'où normalement l'eau s'écoulait de leurs gueules.

Enguerrand s'arracha à la contemplation de la fontaine. Il ne savait toujours pas où il était, et encore moins où était Cyliana.

Il observa les alentours de la place, avec ses somptueuses maisons et leurs cheminées d'où s'échappaient de la fumée. Il ne put s'empêcher de penser qu'il n'était plus en Azurain. Les maisons étant par trop différentes de celles dont il était habitué. Il chercha à trouver où il se trouvait. Il ne tarda pas à avoir un élément de réponse en apercevant un groupe d'hommes vêtus chaudement. Ils riaient joyeusement et semblaient n'être nullement gêné par la neige qui tombait toujours.

Enguerrand se figea, ne sachant pas comment ils allaient réagir à la vue d'un étranger qui n'était même pas de leur peuple. Mais ses craintes se révélèrent vaines, les hommes passant près de lui sans le voir. Il comprit alors qu'il était dans un souvenir, mais lequel ? La réponse ne tarda pas à venir quand l'un des hommes retira son chapeau pour en enlever la neige. Il avait de longs cheveux noirs et Enguerrand entraperçut furtivement deux oreilles légèrement pointues.

Sa curiosité fut piquée à vif. Comment se faisait-il qu'aucun d'entre eux n'ait la Marque ? Cela signifiait que ce souvenir datait d'avant les jours sombres et la guerre du Grand Chaos... Cela expliquait également pourquoi ils étaient si insouciants.

Sans savoir pourquoi, il se sentait attiré vers une ruelle non loin de lui. Cherchant à en connaître la raison, il s'y engagea et avança jusqu'à atteindre la sortie de la ville. Il se trouva face à la campagne où une dizaine d'enfants ayant tous entre huit et dix ans jouaient dans la plaine à une bataille de boule de neige.

Cette vision lui rappela l'un de ses souvenirs heureux avec son frère et les fils du forgeron. Il alla s'asseoir sur une caisse posée derrière une maison tout en continuant à regarder les enfants jouer gaiement. Deux d'entre eux attirèrent particulièrement son attention. Il n'en distinguait qu'un clairement, l'autre étant caché par le premier qui se faisait un devoir de protéger son ami des nombreuses boules de neiges qu'on leur envoyait. Le jeune garçon répliquait aux attaques de ses camarades avec énergie, envoyant boule de neige sur boule de neige, et rare étaient celles qui manquaient leur cible. De temps en temps, Enguerrand apercevait la main ganté du deuxième enfant apparaître pour lancer maladroitement une petite boule de neige.

Au bout d'un moment, tous les enfants se réunirent ensemble contre leurs deux camarades. Enguerrand les entendaient rire pendant la bataille acharnée qu'ils se livraient. À un moment, le jeune garçon fut déséquilibré et entraîna dans sa chute son ami qui tomba également. Tous les deux rirent, amusés. Enguerrand découvrit alors le visage aux joues rougies par le froid d'une jeune fille le sourire aux lèvres. Alors qu'ils étaient encore au sol, la fille se précipita sur son ami et lui lança une boule de neige sur le visage. Son compagnon l'attrapa et la serra dans ses bras pour l'empêcher de fuir. Leurs rires se répercutaient dans la plaine enneigée, réchauffant le paysage de leur gaieté.

Alors que le garçon se relevait et aidait son amie à en faire autant, une jeune femme, âgée d'une vingtaine d'années, emmitouflée dans un chaud manteau, demanda à tous les enfants de rentrer chez eux, ce que tous s'empressèrent de faire, joyeux. Enguerrand suivit les deux jeunes amis qui se poursuivaient, une boule de neige à la main.

Mais en arrivant sur la place, Enguerrand se sentit tomber dans le vide, lui coupant le souffle et le plongeant dans le noir. Quand il retrouva pied, il se retrouva une nouvelle fois sur la place du village, mais tout avait changé.
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# Posté le lundi 18 juin 2007 10:04

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 05:09