Aujourd'hui je vous met une petite suite histoire d'oublier qu'aujourd'hui 10 Août, j'ai 21 ans T_T (je déteste ce chiffre, ne me demandez surtout pas pourquoi, je n'en sais rien ^_^) enfin bon, l'année prochaine j'aurais le même âge qu'Enguerrand ^_^
Bonne lecture ^_^ (c'est un peu plus joyeux que les passages précédent, alors profitez-en bien, car cela ne sera plus le cas avant... euh... Profitez-en bien !!! ^_^)
Enguerrand n'avait pas dormit de la nuit, il était resté au chevet de Cyliana pour la surveiller. Il était de plus en plus inquiet, Hyamon l'ayant prévenu qu'il ne pouvait rien faire. La seule solution envisageable ne pourrait être utilisé qu'une fois l'épreuve du Sanctuaire passée, et elle aussi n'était que temporaire...
Alors que le jour se levait lentement, l'on frappa discrètement à la porte. Enguerrand alla ouvrir et reconnu Nemaris, un plateau entre les mains, accompagnée de Kriar.
- Comment va-t-elle ?
- Elle ne s'est toujours pas réveillée... Mais les convulsions se sont arrêtées, c'est le principal.
- Hyamon en dit quoi ?
Enguerrand souffla.
- Il dit qu'il ne peut rien faire... Si l'on arrête de lui donner la tisane, elle sera submergée par la douleur. Si l'on continue à lui donner, les effets de l'empoisonnement se feront de plus en plus présent d'ici les prochains jours... Il préconise de ne pas continuer le traitement plus de sept jours...
- Et ensuite ? demanda l'Elfe tendue.
- Ensuite, il faudra lui donner une potion qui endormira profondément ses pouvoirs. Elle lui sera alors totalement inoffensive, mais elle ne pourra plus utiliser ses pouvoirs...
- Ce n'est pas bien grave ça, elle ne devrait plus avoir à s'en servir pendant un temps.
- Le problème, c'est que cette potion ne fonctionnera pas plus d'une trentaine de jours...
L'Elfe fit tourner ses bracelets nerveusement.
- Ce sera largement suffisant. D'ici là, tu pourras la soigner grâce au Pendentif, non ?
- Je ne sais pas... Au fait, tu veux entrer ?
- Non, non ! Je venais juste t'apporter le petit-déjeuner.
Nemaris lui tendit le plateau où reposait un sac de toile.
- Attention, c'est fragile.
Enguerrand lui prit le plateau des mains.
- Merci beaucoup.
- Ne me remercie pas, je fais ça seulement pour que vous me gardiez jusqu'aux Sanctuaire.
Un sourire se dessina sur le visage de l'Elfe.
- Je vais te laisser seul. Surveille-là bien ! Elle tiens beaucoup à toi tu sais...
Sans dire un mot de plus, Nemaris s'en alla, appelant Kriar, lui promettant un bon morceau de viande pour le petit-déjeuner.
Enguerrand ferma la porte et alla s'asseoir. Il était extrêmement touché par la gentillesse de l'Elfe. Elle était même passée leur apporter le repas avant même de manger. Connaissant son appétit qui égalait celui de Kriar, il ne pouvait douter qu'elle l'avait fait de bon c½ur.
Il ouvrit le sac de toile et découvrit deux bols et une bouteille de lait, ainsi que du pain et un peu de beurre. Enguerrand s'installa devant la petite table longeant le mur et posa le tout dessus. Il se servit la moitié du lait et commença à beurrer un morceau de pain.
Après avoir mangé, il prépara l'autre bol et beurra le reste du pain, au cas où...
Lorsqu'il termina, il se leva et s'approcha du lit. Cyliana semblait dormir paisiblement, son visage étant redevenu serein. Il se souvenait avec un serrement au c½ur de la veille. Son visage marqué par la souffrance. Tous ses muscles de son corps se contractaient alors involontairement. Au plus fort de la crise, ils avaient même été obligés de se mettre à plusieurs pour la maintenir en place...
Il s'installa à ses côtés et écarta les quelques mèches de cheveux qui lui barraient le visage. Les paroles de Nemaris lui revinrent en mémoire : « D'ici là, tu pourras la soigner grâce au Pendentif, non ? » Cette question, il se la posait depuis longtemps, et à chaque fois, l'angoisse se faisait plus violente. Cyliana avait toujours refusée de lui dire combien de temps il lui faudrait pour maîtriser le Pendentif. Il ne pouvait que douter qu'il lui faudrait du temps, beaucoup de temps...
Une question qu'il s'était jusqu'à présent refusée de se poser lui traversa l'esprit. Si elle mourrait, comment ferait-il ? Que ferait-il ?
Il chassa cette idée de son esprit et reposa son attention sur Cyliana. Qu'elle était belle... Chaque jour, il se le répétait, et chaque jour, il se prenait à rêver à la vie qu'il aurait pu mener à ses côtés si le monde avait été différent. Depuis qu'il savait qu'elle nourrissait les mêmes sentiments à son égard, il se sentait le plus heureux des hommes. Malgré cela, la situation dans laquelle ils étaient le rendais mal à l'aise. Il ne cessait de se dire qu'elle méritait mieux que lui. Que peut-être, chez elle, elle pourrait rencontrer un homme de son peuple avec qui elle pourrait vivre pleinement son amour... Cette idée lui brisa le c½ur, mais il devait bien admettre que cela était parfaitement vrai. Elle méritait de rencontrer une personne qu'elle pourrait aimer sans le moindre problème, ni le moindre risque...
Perdu dans ses pensées, il ne remarqua pas qu'elle venait d'ouvrir les yeux. Pendant qu'il lui caressait affectueusement les cheveux, elle l'observa un moment, silencieuse.
- Bonjour.
Il sursauta. La voir le sourire aux lèvres le mis dans tous ses états. Il oublia aussitôt toutes ses sombres pensées et l'attira dans ses bras un long moment. Sentir son corps tout contre le siens lui raviva de nombreux souvenir. Il appréciait au plus haut point ses instants de bonheur partagé. Juste avant de se séparer, il déposa un baiser sur son front, le c½ur battant la chamade.
- Comment te sens-tu ? demanda-t-il la voix légèrement tremblante.
- J'ai mal partout, mais à part ça, je vais bien, merci... Mais je t'en pris, dis-moi que Hyamon as un autre remède !
Une boule à la gorge, il secoua la tête.
- Non, je suis désolé...
Cyliana souffla déçue.
- Je m'en doutais... Je ne sais plus quoi préférer. Ne pas prendre la tisane et avoir l'impression que mon corps va exploser... Où la prendre et avoir l'impression de ne plus contrôler mon corps... En plus de tout cela, j'ai bien l'impression qu'en plus de m'empoisonner, elle n'agit plus aussi bien à présent...
Enguerrand ne savait que répondre. Il était vrai que la veille, la douleur c'était réveillée beaucoup plus tôt que d'habitude...
Préférant ne plus se poser trop de question, il fit se redresser Cyliana et lui apporta le plateau qu'avait apportée Nemaris. Il y déposa ensuite le bol de lait ainsi que le pain beurrée.
Cyliana le regardait amusée.
- Qu'y a-t-il ?
- Rien, mais c'est la première fois que l'on me sert le petit-déjeuner au lit. expliqua-t-elle ravie.
- Eh bien profites-en bien. Car cela risque de ne plus arriver avant un très long moment étant donné que nous n'aurons plus de lit d'ici quelques jours.
- Mais je compte bien en profiter, ne t'inquiète pas pour moi ! affirma-t-elle mutine.
Pendant qu'elle mangeait tranquillement, Enguerrand alla préparer avec inquiétude la tisane. Sur les conseils de Hyamon, il réutilisa les mêmes feuilles que la veille, en espérant que leurs efficacités n'en seraient pas trop diminuées, mais que le poison, lui, serait par contre quasiment sans effets...
Alors que Cyliana venait de terminer sa tisane, quelqu'un frappa à la porte. Enguerrand alla ouvrir et laissa entrer Hyamon.
- Bonjour mon enfant. Comment te sens-tu ce matin ?
- Je me sens fatiguée et je suis toute endolorie, mais sinon, je vais très bien.
Le vieux Sorcier passa une main dans sa barbe soucieux.
- Il vaut mieux que tu te reposes encore une journée... Vous ne partirez qu'après demain, mais pas plus tard... Les nouvelles se font de plus en plus mauvaises... murmura-t-il pour lui-même.
- Que ce passe-t-il ? interrogea Cyliana perplexe.
Hyamon serra les mâchoires se maudissant intérieurement d'être un parfais idiot.
- Ne te préoccupes pas de ça, tu le saura bien assez tôt... Cela ne sert à rien de te le dire tout de suite, cela ne ferait que t'inquiéter encore plus.
- Et vous pensez moins m'inquiéter en ne me disant rien ?
- Peut-être pas, mais tu y penseras moins ainsi...
Cyliana n'en fut pas persuadée, et Enguerrand non plus. Cependant, ils ne cherchèrent pas à en savoir plus, ne désirant pas secrètement l'apprendre.
Au même moment, l'on frappa de nouveau à la porte.
- Mais c'est que ça n'arrête pas ! s'extasia la Keltane.
Enguerrand alla une fois de plus ouvrir et fit entrer Laliah, Nemaris et Kriar. Les deux jeunes femmes se précipitèrent aussitôt sur le lit aux côtés de Cyliana.
- Alors, tu vas mieux ?
Cyliana regarda Nemaris radieuse.
- Oui je vais très bien à présent.
- Hum... Mais dis-moi, ce n'était pas une façon de tomber dans les bras du beau brun présent dans cette salle ?
Les joues de la Keltane s'empourprèrent violement pendant qu'elle détournait le regard.
- Oh ! s'exclama Laliah devant cette révélation. Alors comme ça, toi et Enguerrand...
Nemaris donna une petite tape sur la main de la Princesse en lui intimant, le sourire aux lèvres, de se taire.
- Mais chut ! Il ne faut pas le dire si fort ! s'exclama-t-elle en hurlant presque. Ils sont timides tous les deux !
- Ah ! Pardon. Je ne pouvais pas deviner... En tout cas, tu en as de la chance. Enguerrand est le plus gentil garçon que je connaisse, après... Enfin, il est très gentil.
La Keltane, de plus en plus embarrassée tentait de se dissimuler sous les draps. Enguerrand, bien que tout aussi gêné, lui vint en aide.
- Laliah, permet moi de te demander. Celui qui est encore plus gentil que moi, ce ne serait pas Azean par hasard ?
La Princesse lâcha un cri strident avant d'enfouir la tête sous les draps et de rire nerveusement.
- Comment est-ce que tu le sais ?
Enguerrand, tout content d'avoir mis dans le mil continua.
- Peut-être la façon que tu as de le regarder ?
La Princesse se redressa le sourire aux lèvres.
- Comment ça ? Tu veux dire avec les yeux globuleux et la bave aux coins des lèvres comme toi lorsque tu regardes Cyliana ?
Cyliana et Nemaris éclatèrent de rire devant la tête d'Enguerrand. Kriar, lui, se roulait par terre en jappant de plaisir. Hyamon était le seul à ne pas rire, et à tous les observer, une pointe de tristesse sur le visage.
- Sache mon cher Enguerrand, qu'Azean et moi sommes ensembles depuis un bon bout de temps maintenant. Si tu ne t'étais pas terré dans ta forêt, tu l'aurais peut-être su... plaisanta Laliah
Le sourire triomphant de la Princesse était si touchant qu'Enguerrand en fut aussitôt attendri.
- Je suis heureux pour toi Laliah. Mais ton père est-il au courant ?
- Bien sûr que oui ! Tu ne croyais tout de même pas que j'allais l'inviter dans ma chambre sans le prévenir...
Devant cette révélation qui avait échappé à la Princesse, Enguerrand ne sut plus où se mettre. Cyliana, elle, la regardait intrigué alors que Nemaris l'observait avec respect...
- Eh bien. Je ne savais pas que vous étiez si dévergondé cher Princesse.
- Mais ce n'est pas ce que tu crois ! Il venait seulement dormir à mes côtés...
- Mais oui, mais oui... Je te crois voyons... rassura Nemaris avec un regard prouvant cependant le contraire.
- Bien, je vais vous laisser, intervint Hyamon, j'ai beaucoup de chose à faire. Et Cyliana, reposes-toi aujourd'hui, ne te fatigues pas trop.
- Mais ne t'inquiète pas Hyamon, elle est entre de bonnes mains ! assura Nemaris un sourire aux lèvres.
Hyamon resta sceptique quelques secondes.
- Je ne sais pas si je fais bien, mais je te laisse au soin de tout ce petit monde... Je repasserai ce soir.
Cyliana salua joyeuse Hyamon. Une fois qu'il fut parti, elle discuta et s'amusa avec tout le petit groupe resté à ses côtés. Jamais elle n'aurait pensée avoir un jour autant d'amis avec elle...
Alors, qu'en avez-vous pensé ??? Ce n'est pas sadique donc vous n'aimez pas ??? ^_^




