Chapitre Dix-Sept, première partie.

Chapitre Dix-Sept, première partie.
Bonjour tous le monde ^_^

Aujourd'hui je vous met une petite suite histoire d'oublier qu'aujourd'hui 10 Août, j'ai 21 ans T_T (je déteste ce chiffre, ne me demandez surtout pas pourquoi, je n'en sais rien ^_^) enfin bon, l'année prochaine j'aurais le même âge qu'Enguerrand ^_^

Bonne lecture ^_^ (c'est un peu plus joyeux que les passages précédent, alors profitez-en bien, car cela ne sera plus le cas avant... euh... Profitez-en bien !!! ^_^)



CHAPITRE 17





Enguerrand n'avait pas dormit de la nuit, il était resté au chevet de Cyliana pour la surveiller. Il était de plus en plus inquiet, Hyamon l'ayant prévenu qu'il ne pouvait rien faire. La seule solution envisageable ne pourrait être utilisé qu'une fois l'épreuve du Sanctuaire passée, et elle aussi n'était que temporaire...

Alors que le jour se levait lentement, l'on frappa discrètement à la porte. Enguerrand alla ouvrir et reconnu Nemaris, un plateau entre les mains, accompagnée de Kriar.

- Comment va-t-elle ?
- Elle ne s'est toujours pas réveillée... Mais les convulsions se sont arrêtées, c'est le principal.
- Hyamon en dit quoi ?

Enguerrand souffla.

- Il dit qu'il ne peut rien faire... Si l'on arrête de lui donner la tisane, elle sera submergée par la douleur. Si l'on continue à lui donner, les effets de l'empoisonnement se feront de plus en plus présent d'ici les prochains jours... Il préconise de ne pas continuer le traitement plus de sept jours...
- Et ensuite ? demanda l'Elfe tendue.
- Ensuite, il faudra lui donner une potion qui endormira profondément ses pouvoirs. Elle lui sera alors totalement inoffensive, mais elle ne pourra plus utiliser ses pouvoirs...
- Ce n'est pas bien grave ça, elle ne devrait plus avoir à s'en servir pendant un temps.
- Le problème, c'est que cette potion ne fonctionnera pas plus d'une trentaine de jours...

L'Elfe fit tourner ses bracelets nerveusement.

- Ce sera largement suffisant. D'ici là, tu pourras la soigner grâce au Pendentif, non ?
- Je ne sais pas... Au fait, tu veux entrer ?
- Non, non ! Je venais juste t'apporter le petit-déjeuner.

Nemaris lui tendit le plateau où reposait un sac de toile.

- Attention, c'est fragile.

Enguerrand lui prit le plateau des mains.

- Merci beaucoup.
- Ne me remercie pas, je fais ça seulement pour que vous me gardiez jusqu'aux Sanctuaire.

Un sourire se dessina sur le visage de l'Elfe.

- Je vais te laisser seul. Surveille-là bien ! Elle tiens beaucoup à toi tu sais...

Sans dire un mot de plus, Nemaris s'en alla, appelant Kriar, lui promettant un bon morceau de viande pour le petit-déjeuner.

Enguerrand ferma la porte et alla s'asseoir. Il était extrêmement touché par la gentillesse de l'Elfe. Elle était même passée leur apporter le repas avant même de manger. Connaissant son appétit qui égalait celui de Kriar, il ne pouvait douter qu'elle l'avait fait de bon c½ur.

Il ouvrit le sac de toile et découvrit deux bols et une bouteille de lait, ainsi que du pain et un peu de beurre. Enguerrand s'installa devant la petite table longeant le mur et posa le tout dessus. Il se servit la moitié du lait et commença à beurrer un morceau de pain.

Après avoir mangé, il prépara l'autre bol et beurra le reste du pain, au cas où...

Lorsqu'il termina, il se leva et s'approcha du lit. Cyliana semblait dormir paisiblement, son visage étant redevenu serein. Il se souvenait avec un serrement au c½ur de la veille. Son visage marqué par la souffrance. Tous ses muscles de son corps se contractaient alors involontairement. Au plus fort de la crise, ils avaient même été obligés de se mettre à plusieurs pour la maintenir en place...

Il s'installa à ses côtés et écarta les quelques mèches de cheveux qui lui barraient le visage. Les paroles de Nemaris lui revinrent en mémoire : « D'ici là, tu pourras la soigner grâce au Pendentif, non ? » Cette question, il se la posait depuis longtemps, et à chaque fois, l'angoisse se faisait plus violente. Cyliana avait toujours refusée de lui dire combien de temps il lui faudrait pour maîtriser le Pendentif. Il ne pouvait que douter qu'il lui faudrait du temps, beaucoup de temps...

Une question qu'il s'était jusqu'à présent refusée de se poser lui traversa l'esprit. Si elle mourrait, comment ferait-il ? Que ferait-il ?

Il chassa cette idée de son esprit et reposa son attention sur Cyliana. Qu'elle était belle... Chaque jour, il se le répétait, et chaque jour, il se prenait à rêver à la vie qu'il aurait pu mener à ses côtés si le monde avait été différent. Depuis qu'il savait qu'elle nourrissait les mêmes sentiments à son égard, il se sentait le plus heureux des hommes. Malgré cela, la situation dans laquelle ils étaient le rendais mal à l'aise. Il ne cessait de se dire qu'elle méritait mieux que lui. Que peut-être, chez elle, elle pourrait rencontrer un homme de son peuple avec qui elle pourrait vivre pleinement son amour... Cette idée lui brisa le c½ur, mais il devait bien admettre que cela était parfaitement vrai. Elle méritait de rencontrer une personne qu'elle pourrait aimer sans le moindre problème, ni le moindre risque...

Perdu dans ses pensées, il ne remarqua pas qu'elle venait d'ouvrir les yeux. Pendant qu'il lui caressait affectueusement les cheveux, elle l'observa un moment, silencieuse.

- Bonjour.

Il sursauta. La voir le sourire aux lèvres le mis dans tous ses états. Il oublia aussitôt toutes ses sombres pensées et l'attira dans ses bras un long moment. Sentir son corps tout contre le siens lui raviva de nombreux souvenir. Il appréciait au plus haut point ses instants de bonheur partagé. Juste avant de se séparer, il déposa un baiser sur son front, le c½ur battant la chamade.

- Comment te sens-tu ? demanda-t-il la voix légèrement tremblante.
- J'ai mal partout, mais à part ça, je vais bien, merci... Mais je t'en pris, dis-moi que Hyamon as un autre remède !

Une boule à la gorge, il secoua la tête.

- Non, je suis désolé...

Cyliana souffla déçue.

- Je m'en doutais... Je ne sais plus quoi préférer. Ne pas prendre la tisane et avoir l'impression que mon corps va exploser... Où la prendre et avoir l'impression de ne plus contrôler mon corps... En plus de tout cela, j'ai bien l'impression qu'en plus de m'empoisonner, elle n'agit plus aussi bien à présent...

Enguerrand ne savait que répondre. Il était vrai que la veille, la douleur c'était réveillée beaucoup plus tôt que d'habitude...

Préférant ne plus se poser trop de question, il fit se redresser Cyliana et lui apporta le plateau qu'avait apportée Nemaris. Il y déposa ensuite le bol de lait ainsi que le pain beurrée.

Cyliana le regardait amusée.

- Qu'y a-t-il ?
- Rien, mais c'est la première fois que l'on me sert le petit-déjeuner au lit. expliqua-t-elle ravie.
- Eh bien profites-en bien. Car cela risque de ne plus arriver avant un très long moment étant donné que nous n'aurons plus de lit d'ici quelques jours.
- Mais je compte bien en profiter, ne t'inquiète pas pour moi ! affirma-t-elle mutine.

Pendant qu'elle mangeait tranquillement, Enguerrand alla préparer avec inquiétude la tisane. Sur les conseils de Hyamon, il réutilisa les mêmes feuilles que la veille, en espérant que leurs efficacités n'en seraient pas trop diminuées, mais que le poison, lui, serait par contre quasiment sans effets...

Alors que Cyliana venait de terminer sa tisane, quelqu'un frappa à la porte. Enguerrand alla ouvrir et laissa entrer Hyamon.

- Bonjour mon enfant. Comment te sens-tu ce matin ?
- Je me sens fatiguée et je suis toute endolorie, mais sinon, je vais très bien.

Le vieux Sorcier passa une main dans sa barbe soucieux.

- Il vaut mieux que tu te reposes encore une journée... Vous ne partirez qu'après demain, mais pas plus tard... Les nouvelles se font de plus en plus mauvaises... murmura-t-il pour lui-même.
- Que ce passe-t-il ? interrogea Cyliana perplexe.

Hyamon serra les mâchoires se maudissant intérieurement d'être un parfais idiot.

- Ne te préoccupes pas de ça, tu le saura bien assez tôt... Cela ne sert à rien de te le dire tout de suite, cela ne ferait que t'inquiéter encore plus.
- Et vous pensez moins m'inquiéter en ne me disant rien ?
- Peut-être pas, mais tu y penseras moins ainsi...

Cyliana n'en fut pas persuadée, et Enguerrand non plus. Cependant, ils ne cherchèrent pas à en savoir plus, ne désirant pas secrètement l'apprendre.

Au même moment, l'on frappa de nouveau à la porte.

- Mais c'est que ça n'arrête pas ! s'extasia la Keltane.

Enguerrand alla une fois de plus ouvrir et fit entrer Laliah, Nemaris et Kriar. Les deux jeunes femmes se précipitèrent aussitôt sur le lit aux côtés de Cyliana.

- Alors, tu vas mieux ?

Cyliana regarda Nemaris radieuse.

- Oui je vais très bien à présent.
- Hum... Mais dis-moi, ce n'était pas une façon de tomber dans les bras du beau brun présent dans cette salle ?

Les joues de la Keltane s'empourprèrent violement pendant qu'elle détournait le regard.

- Oh ! s'exclama Laliah devant cette révélation. Alors comme ça, toi et Enguerrand...

Nemaris donna une petite tape sur la main de la Princesse en lui intimant, le sourire aux lèvres, de se taire.

- Mais chut ! Il ne faut pas le dire si fort ! s'exclama-t-elle en hurlant presque. Ils sont timides tous les deux !
- Ah ! Pardon. Je ne pouvais pas deviner... En tout cas, tu en as de la chance. Enguerrand est le plus gentil garçon que je connaisse, après... Enfin, il est très gentil.

La Keltane, de plus en plus embarrassée tentait de se dissimuler sous les draps. Enguerrand, bien que tout aussi gêné, lui vint en aide.

- Laliah, permet moi de te demander. Celui qui est encore plus gentil que moi, ce ne serait pas Azean par hasard ?

La Princesse lâcha un cri strident avant d'enfouir la tête sous les draps et de rire nerveusement.

- Comment est-ce que tu le sais ?

Enguerrand, tout content d'avoir mis dans le mil continua.

- Peut-être la façon que tu as de le regarder ?

La Princesse se redressa le sourire aux lèvres.

- Comment ça ? Tu veux dire avec les yeux globuleux et la bave aux coins des lèvres comme toi lorsque tu regardes Cyliana ?

Cyliana et Nemaris éclatèrent de rire devant la tête d'Enguerrand. Kriar, lui, se roulait par terre en jappant de plaisir. Hyamon était le seul à ne pas rire, et à tous les observer, une pointe de tristesse sur le visage.

- Sache mon cher Enguerrand, qu'Azean et moi sommes ensembles depuis un bon bout de temps maintenant. Si tu ne t'étais pas terré dans ta forêt, tu l'aurais peut-être su... plaisanta Laliah

Le sourire triomphant de la Princesse était si touchant qu'Enguerrand en fut aussitôt attendri.

- Je suis heureux pour toi Laliah. Mais ton père est-il au courant ?
- Bien sûr que oui ! Tu ne croyais tout de même pas que j'allais l'inviter dans ma chambre sans le prévenir...

Devant cette révélation qui avait échappé à la Princesse, Enguerrand ne sut plus où se mettre. Cyliana, elle, la regardait intrigué alors que Nemaris l'observait avec respect...

- Eh bien. Je ne savais pas que vous étiez si dévergondé cher Princesse.
- Mais ce n'est pas ce que tu crois ! Il venait seulement dormir à mes côtés...
- Mais oui, mais oui... Je te crois voyons... rassura Nemaris avec un regard prouvant cependant le contraire.
- Bien, je vais vous laisser, intervint Hyamon, j'ai beaucoup de chose à faire. Et Cyliana, reposes-toi aujourd'hui, ne te fatigues pas trop.
- Mais ne t'inquiète pas Hyamon, elle est entre de bonnes mains ! assura Nemaris un sourire aux lèvres.

Hyamon resta sceptique quelques secondes.

- Je ne sais pas si je fais bien, mais je te laisse au soin de tout ce petit monde... Je repasserai ce soir.

Cyliana salua joyeuse Hyamon. Une fois qu'il fut parti, elle discuta et s'amusa avec tout le petit groupe resté à ses côtés. Jamais elle n'aurait pensée avoir un jour autant d'amis avec elle...


Alors, qu'en avez-vous pensé ??? Ce n'est pas sadique donc vous n'aimez pas ??? ^_^
# Posté le vendredi 10 août 2007 04:42
Modifié le mercredi 15 août 2007 14:32

Chapitre Dix-Sept, deuxième partie.

Chapitre Dix-Sept, deuxième partie.
Bonsoir tous le monde ^_^

Alors bon, comme d'habitude, après un passage que j'aime bien (celui des Ombres Ardentes) s'en suis quelques passages que je déteste, car j'ai du mal à les écrirent... Donc ce passage, je ne l'aime pas vraiment, et j'en suis désolé -_-

Mais le point positif, c'est que le passage qui va suivre certainement dans la soirée, où demain, sera beaucoup mieux !!!! Et attention, la fin approche, je vous réserve d'ailleurs une mauvaise surprise...

Ne suis-je pas mignon ??? ^_^

Bonne lecture quand même ^_^



Enguerrand, un plateau entre les mains, avançait gaiement. Une fois arrivé devant la chambre de Cyliana, il frappa à la porte et attendit quelques secondes. En entrant, il eut la surprise de découvrir Cyliana habillée en train de fouiller son sac. Elle avait attachée ses sabres et sa cape et semblait être impatiente de partir.

- Qu'est-ce que tu fais ?
- Nous partons aujourd'hui.
- Hyamon a précisé que tu devais te reposer encore aujourd'hui.

Cyliana reposa son sac et s'approcha d'Enguerrand.

- À ce qu'il m'a dit, commença-t-elle espiègle, je te ressemble beaucoup. Il paraîtrait que tu n'en faisais qu'à ta tête lorsqu'il te disait de te reposer... Alors tu ne vas pas me reprocher de ne pas l'écouter. De plus, je suis en pleine forme, alors je préfère en profiter pour partir au Sanctuaire tout de suite plutôt que de perdre un jour bêtement.

Enguerrand l'observa longuement pour être sûr qu'elle ne lui mentait pas à propos de son état.

- Si tu es sûre que tout va bien, alors nous pouvons partir. Mais avant, prend tout de même ton petit-déjeuner.
- Pendant ce temps, vas te préparer !
- À vos Ordres mademoiselle.

Enguerrand s'en alla aussitôt le sourire aux lèvres. Voir Cyliana en pleine forme lui faisait plaisir. Tous semblait être revenu à la normale.

Une fois dans sa chambre, il se déshabilla et revêtit son uniforme de la Légion. Il attacha ensuite sa ceinture et ajusta Ténèbre. Une fois prêt, il vérifia son sac, s'assurant qu'il n'oubliait rien. Satisfait, il retourna auprès de Cyliana.

La Keltane était assise sur son lit et mangeait paisiblement son repas. Quand elle le vit entrer, elle eut un sourire.

- Tu comptes partir au combat ?
- En quelques sorte, oui.
- Tu es sûr de vouloir le garder ? Je ne suis pas sûr que mon peuple apprécie beaucoup ce costume...

Enguerrand apporta une chaise en face de Cyliana et s'installa.

- Et moi je ne pense pas que l'on m'apprécie du tout, alors je préfère l'avoir sur moi.

La Keltane réfléchie quelques secondes en l'observant.

- Tu as raisons, après tout, ce n'est qu'un uniforme. Tu es toujours le Gardien et c'est ce qui compte.

Soudain, la porte s'ouvrit violement et apparut Nemaris vraisemblablement en pleine forme, suivit d'un Kriar de moins bonne humeur.

- Alors comme ça on part aujourd'hui en fin de compte ?
- C'est exact.
- Bien, alors dépêchons-nous ! Plus vite nous serons à dos de Dragon, plus vite nous serons de nouveau sur la terre ferme !

Cyliana et Enguerrand se regardèrent déconcerté par les propos étranges de l'Elfe. Cependant, ils n'en tinrent pas compte et lorsque Cyliana eut terminée son repas, Nemaris attrapa son sac et s'en alla en leurs annonçant qu'elle les attendrait devant l'entrée du Donjon. Kriar quant à lui, était étrangement silencieux.

- Ne t'inquiète pas, nous n'avons que trois jours de voyage, affirma Enguerrand, ce n'est rien, tu verras. Et si tu es sage, tu auras un gros morceau de viande avant de partir !

Soudain ravivé, Kriar retrouva tout son entrain.

- Alors, quand est-ce que l'on part ? Il ne faut pas traîner. J'ai un morceau de viande qui m'attend !

Tous les trois se dirigèrent aussitôt vers les cuisines afin de prendre quelques vivres pour leur voyage. Plus ils avançaient, plus le loup semblait surexcité.

- Cette fois-ci, il ne pourra pas dire que je lui volerai quoi que ce soit !

Arrivé au rez-de-chaussée, ils traversèrent le hall et entrèrent dans les cuisines. Hildevert les attendait déjà, un sac de provision à ses côtés.

- Hyamon m'a prévenu que vous partiez aujourd'hui en fin de compte...
- Oui, nous avons perdu trop de temps !

Hildevert était mal à l'aise, cela se voyait, mais Enguerrand n'aurait pas su dire pourquoi.

- Que t'arrive-t-il ?

Le cuisinier arrivait de moins en moins à garder son calme. Puis, la pression se faisant trop forte, il céda.

- Cyliana. Hyamon ne voulait pas que je t'en parle, mais Anna est morte. Eyora a due déclarer l'état d'urgence...

La Keltane ne sembla pas être surprise. Le calme avec lequel elle accepta cette nouvelle inquiéta Hildevert.

- Que se passe-t-il ? demanda Enguerrand perplexe. Pourquoi l'état d'urgence ?
- Eyora a due décréter l'état d'urgence, commença calmement Cyliana, parce qu'Oldward nous a trahit... Il a conclut un pacte avec Khaos.

Enguerrand n'en cru pas ses oreilles.

- Mais pourquoi ? Il doit bien savoir que si Khaos met la main sur le Pendentif du Bien, il disparaîtra avec son peuple ?
- Il a du lui dire qu'il pouvait faire tomber toutes les malédictions... Quel crétin ! Il devrait pourtant savoir que l'on ne peut pas les défaire. Même pas Khaos !

Enguerrand n'avait jamais vu Hildevert si énervé, et il le comprenait parfaitement. L'Alliance s'en trouvait affaiblit, alors que Khaos, lui, s'en trouvait renforcé...

- À ton prochain contact avec Algaor, dis-lui que tu m'as transmis le message et que je fais mon possible pour ramener le Gardien au plus vite.

Le cuisinier approuva gravement.

- Nous devons y aller, adieu Hildevert, j'espère vous revoir bientôt.
- Moi aussi Radaskiel, Elonya a fait le bon choix en vous désignant comme son successeur.
- Nous le verrons bien, je n'ai pas encore ouvert le Sanctuaire...
- Je n'ai aucun doute là-dessus, vous y arriverez !

Alors qu'ils allaient partir, Kriar jappa de mécontentement.

- Ah oui ! Avant de partir, peux-tu me donner un morceau de viande pour Kriar ? Je lui en ai promis un.

Hildevert regarda Kriar qui se tenait calmement aux côtés de son maître.

- Puisque pour une fois c'est demandé, je ne peux pas refuser.

Le cuisiner alla chercher un gros morceau de gigot et le rapporta au loup qui le mangea voracement.

- Bien, à présent vous pouvez y aller. Que le Créateur vous protège.

Enguerrand soupira.

- Eh ben ! Il ne manquait plus que ça... Tu veux nous filer la poisse ?
- Pardon, j'avais oublié qu'il ne fallait pas le dire... affirma le cuisinier tout sourire.

Enguerrand souffla de plus belle.

- Bon et bien on y vas maintenant ?

Cyliana confirma d'un signe de tête. Ils saluèrent une dernière fois Hildevert et retournèrent dans le hall afin de sortir du Donjon.

Une fois dehors, ils aperçurent les deux Dragons qui les attendaient. Laliah et sa garde du corps attendaient à côté alors que Nemaris étaient déjà monté sur le dos de Serjira et semblait ne plus pouvoir attendre.

- Bonjour Serjira, bonjour Einaïn.
- Ah ben vous voilà tous le deux ! s'exclama l'Elfe impatiente. Je vous avais pourtant expliqué que j'avais hâte de partir !
- Désolé, mais nous sommes allé prendre de quoi manger...

Comme il s'y attendait, Nemaris se calma instantanément et lui fit un grand sourire.

- Vos excuses sont acceptées. Mais ne perdons plus de temps.

Laliah s'approcha d'eux l'air grave. Enguerrand ne l'avait jamais vus si sérieuse.

- Mon père et Hyamon voulaient vous souhaiter bonne chance, mais ils ont eu une réunion de dernière minute... Les problèmes commencent déjà avec tous ses réfugiés qui arrivent par centaines...

La Princesse attrapa Cyliana dans ses bras et lui souhaita au revoir les larmes aux yeux, puis ensuite ce fut au tour d'Enguerrand.

- Faites attention, d'accord ? Ne prenez pas de risques inutiles. Et méfiez-vous de tout le monde, en ses temps troublés, nous ne pouvons nous fier à personne !
- Comme tu le voudras... Maman !
- Mais ne m'appelle pas maman. Tu avais promis d'arrêter ! rugit la Princesse en lui envoyant un léger coup de pied dans le tibia.
- Et toi tu m'avais promis d'arrêter de me sermonner. plaisanta Enguerrand.
- Je ne te sermonnais pas, je te donnais quelques conseils, idiot !
- D'accord, d'accord, je n'ai rien dit. (Enguerrand redevint soudainement sérieux.) Tu pourras faire mes adieux de ma part à ton père et à Hyamon ?
- Bien sûr. sanglota Laliah qui avait de plus en plus de mal à retenir sa tristesse.

Sans plus tarder, Enguerrand s'approcha de Kriar et lui donna sa taille de louveteaux. Après que la Princesse l'ai un peu caressé, il le confia à Nemaris. Cyliana grimpa alors sur Einaïn.

Enguerrand fit une nouvelle fois face à Laliah.

- Adieu Princesse. Prend soin de toi.
- Toi aussi. Je suis rassurée que Cyliana et Nemaris t'accompagnent. Je sais que tu te mets toujours dans des situations pas possibles !

Enguerrand approuva amusé avant de monter à son tour sur le dos d'Einaïn et de se placer derrière Cyliana.

Ils saluèrent une dernières fois Laliah, puis les Dragons s'envolèrent.


Alors, qu'en pensez-vous ???.........
# Posté le dimanche 12 août 2007 14:57
Modifié le mercredi 15 août 2007 14:32

Chapitre Dix-Sept, troisième partie.

Chapitre Dix-Sept, troisième partie.
Bonjour tous le monde ^_^

Voici la suite, qui est... Je ne sais pas trop comment... ^_^ Je n'arrive pas à rester concentré donc pour corriger... (pour excuse je dirai que je n'ai quasiment pas dormi cette nuit ^_^)

Enfin bref, je vous laisse seul juge chères lectrices ^_^

Bonne lecture, du moins je l'espère ^_^ (x-vampires-x, il y a de la baston, et des bébêtes pas très sympa ^_^)



Enguerrand se laissa tomber au sol. Enfin, enfin c'était fini ! Trois jours à dos de Dragon était une horreur. Il avait beau avoir assuré à Kriar que tout irait bien, il avait vite déchanté. Comment avait-il pu réellement espérer que cette fois-ci cela se passerait mieux ?

À ses côtés, Nemaris jubilait également, et Kriar, lui, courrait dans tous le sens et se roulait de temps en temps dans l'herbe fraîche. De tous, seule Cyliana ne criait pas sa joie, elle les regardait cependant le sourire aux lèvres.

- Nous allons vous laisser, expliqua Serjira, cela fait trop longtemps que nous sommes partis. Nous devons rejoindre notre groupe.

Enguerrand se releva et approcha d'Einaïn afin de récupérer son sac et celui de Cyliana.

- Nous vous souhaitons bonne chance pour récupérer le Pendentif, ajouta Einaïn.

Sans plus de cérémonie, les deux Dragons s'envolèrent pendant que tous les saluaient.

Une fois qu'ils furent au loin, Cyliana se retourna vers la lisière de la forêt et la contempla silencieuse. Tous l'imitèrent. Jamais de leur vie ils n'avaient vue une telle forêt. Elle était immense, belle et terrifiante à la fois. Ils ne se trouvaient qu'à quelques toises, et pourtant, ils n'arrivaient pas à discerner les sous-bois tellement il y faisait sombre.

- Nous allons d'abord manger, car nous ne pourrons pas faire de halte dans la forêt. recommanda Cyliana.

Il ne fut pas nécessaire de se répéter, Nemaris se jeta presque instantanément sur le sac d'Enguerrand pour y retirer les provisions. Après avoir prit la viande séchée, elle la coupa en petite lanière et la distribua à tout le monde, sauf à Kriar, à qui elle donna un morceau de viande bien fraîche.

Tout en mangeant, ils continuèrent de contempler la forêt. Tous avaient conscience d'arriver à la fin de la première étape de leur voyage. Pour Nemaris, cela allait enfin être la réponse à des siècles de questionnement. Elle ne l'avait pas encore dit à ses compagnons, mais elle pensait les abandonner juste après. Après tout, ils n'avaient pas besoin d'elle.

Enguerrand, lui, profitait des derniers instants de liberté qu'il avait encore. Bientôt, il aurait le poids du monde sur ses épaules. La vie de milliers de personnes allait reposer sur ses capacités à contrer Khaos et à rester en vie. Bizarrement, il se sentait serein avec cette idée qui aurait du le terrifier. Mais il savait pertinemment que cela ne durerait pas. Bientôt, il ne cesserait d'y penser et de redouter ce qui allait arriver.

Cyliana, quant à elle, était soulagé d'être enfin arrivée. Elle sentait les effets de la tisane diminuer. Les nausées et les effets du poison se faisaient, eux, de plus en plus violent. Heureusement, elle arrivait à les contrôler à présent, utilisant la même méthode qui lui permettait auparavant de résister à la douleur causée par son pouvoir. Maintenant, tout se passerai bien, ils étaient bientôt arrivés.

Pour Kriar, tout allait bien, il avait un gros morceau de viande qui était excellent, pour lui, la forêt n'était pas bien intéressante à ce moment là.

Après le repas, quand ils furent près à partir, Cyliana approcha de la forêt et s'arrêta juste devant. Elle se retourna ensuite pour faire face à Nemaris et Enguerrand.

- À partir d'ici, vous me suivez et vous ne vous écartez pas de mon chemin, la forêt est truffée de pièges. Vous avez bien compris ?
- Tout à fait clair. assura Nemaris.
- Alors allons-y.

Cyliana pénétra dans l'épaisse forêt. Au bout de quelques pas seulement, le monde extérieur disparut de leur regard. Seul restait l'épaisse végétation qui les entourait. Au départ, ils ne détectèrent aucun piège. Par contre, ils devaient se méfier de nombreux serpents aux étranges couleurs et à bien d'autres créatures qu'ils ne connaissaient pas.

Alors qu'ils étaient à présent profondément engagés dans la forêt, l'atmosphère changea. Il y faisait moins sombre, cependant, de nombreux cris d'animaux qu'ils ne connaissaient pas les entouraient.

- Attention, les problèmes arrivent. Je ressens plusieurs pièges magiques aux alentours.

Tous avançaient avec précautions le long d'un étroit chemin. Il n'avançaient que très lentement. Cyliana regardait de tout côtés, observant la moindre feuille, la moindre fougère se trouvant au sol. Elle examinait les troncs, les lianes et le sommet des arbres. Tout ici pouvait se révéler mortel. Malgré ce qu'elle avait apprit pour repérer les pièges, elles étaient complètement perdues en cette forêt qui ne ressemblait en rien au lieu où elle s'était entraînée. En plus des pièges, elle devait se méfier des animaux qui pouvaient à tout instants leur tomber dessus. Nemaris et Enguerrand s'en aperçurent et dégainèrent.

- Ne t'occupe plus des animaux, on s'en occupes.

La Keltane leur en fut reconnaissante. Elle cessa de surveiller les bruits alentours et ce concentra d'autant plus sur le chemin qu'ils suivaient. En approchant d'un arbre, elle ressentit une puissante force s'en dégager. Hésitante, elle s'arrêta et regarda autour d'elle. Sans véritablement s'en apercevoir, ils s'étaient engagés dans une brèche au milieu d'une colline. Les racines de l'arbre descendaient dans la brèche et barrait en parti l'accès à l'autre côté. L'endroit parfait pour tendre une embuscade...

Avant même de ressentir le danger, elle dégaina. Aussitôt après, une multitude de créatures de la taille d'un ours approchèrent. Elles étaient de couleur rouge sombre. Leurs têtes, plus grosse que le corps, avaient une mâchoire bardée de crocs. Leurs corps, puissamment musclé, étaient recouvert de ce qui semblait être une carapace parsemée de nombreux pics aiguisés.

- Je me demande si ça crame bien ses machins là ? jura Nemaris en colère.
- Nous ne tarderons pas à le savoir. murmura Enguerrand.
- Attention, ils avancent !

La brèche, large de plusieurs toises, leurs permettaient de se mouvoir sans trop de difficulté, mais cela les mettaient également dans une position délicate, ils pouvaient à tout moment être encerclé.

Les monstres ne tardèrent pas à passer à l'attaque. Cyliana fut la première à devoir se défendre. Deux créatures essayèrent en même temps de lui mordre le visage. Pour réponse, ils reçurent chacun un coup de sabre dans la mâchoire.

Contre toute attente, cela ne suffit pas à les tuer, ils étaient coriaces. Cyliana se repositionna sur ses appuies, prête à recevoir un nouvel assaut. Lorsqu'ils attaquèrent une nouvelle fois, ils tentèrent l'un après l'autre de la faire tomber. Avec précision, elle enfonça l'un de ses sabres dans la gueule de l'un des deux monstres qui hurla de douleur. Elle fit ensuite ressortir un peu le sabre avant de le replanter, mais cette fois-ci en inclinant la lame vers le haut, afin de perforer le crâne. L'animal pris de tremblement s'affala à terre. Le deuxième eut droit au même sort quelques secondes plus tard. Elle eut à peine le temps de respirer, que d'autres arrivèrent presque aussitôt.

Enguerrand luttait contre de nombreuses créatures en même temps. Elles semblaient étrangement attirées vers lui. Kriar tentait de l'aider du mieux qu'il pouvait, mais sans grand succès, ses griffes et ses crocs ne servant pas à grand-chose contre leurs épaisses carapaces. Alors que les créatures se faisaient de plus en plus nombreuses, Ténèbre se réveilla et fusionna avec Enguerrand, comme elle l'avait fait contre Nemaris.

Les créatures s'arrêtèrent toutes quelques secondes, humant en direction de l'homme. Il y avait sur lui à présent une horrible odeur, celle de la mort...

Enguerrand n'attendit pas plus longtemps. Il se jeta au milieu des monstres et attaqua de toutes ses forces. Les premières créatures furent déchiquetées sans pitié. Il s'aperçut alors qu'il n'y avait pas que ses capacités qui avaient changés, il y avait également l'épée. La magie dont elle était investit avait transformée la lame, la rendant encore plus tranchante qu'elle ne l'était déjà. À présent, il perforait les carapaces comme s'il ne s'agissait que d'une vulgaire protection en tissu. Malgré cela, il y avait toujours de plus en plus de créatures qui apparaissaient, réduisant à néant ce qu'il venait d'accomplir.

Nemaris faisait face à de nombreuses créatures. Elle prenait un grand plaisir à utiliser ses bracelets. Elle qui n'avait pas eu d'occasion de s'en servir dernièrement. Plusieurs créatures se retrouvèrent ainsi immobilisées avant d'être violemment décapités. D'autres, au contraire, étaient transformées en bestioles inoffensives avant d'être impitoyablement écrasée. Pourtant, quoi qu'elle fasse, il y en avait toujours plus qui s'en prenait à elle. Cela lui rappelait de mauvais souvenir...

Lorsque l'une des créatures agrippa sa jambe avec sa gueule, lui enfonçant profondément les crocs dans sa chair, Nemaris lâcha un cri de rage mêlée de douleur. Après s'être assurée que personne ne regardait, elle utilisa l'un de ses derniers secrets.

Un courant d'air apparut presque aussitôt au centre du champ de bataille. Cyliana et Enguerrand, bien qu'occupé, remarquèrent un étrange tourbillon se déplacer à une vitesse phénoménale. Il s'approcha tout d'abord de Nemaris et réduisit en morceau la créature qui lui avait agrippé la jambe. Puis, sans s'arrêter, le tourbillon frappa à la vitesse de l'éclair les créatures les unes après les autres, si bien qu'ils n'en resta plus une seule après quelques instants seulement.

Ils purent alors tous reprendre leurs souffle. Cyliana, qui s'était adossée à l'une des parois de la brèche, releva la tête et remarqua d'où provenaient toutes les créatures.

- Regardez, elles sortent de l'arbre. Il faut tenter de traverser avant qu'elles ne reviennent en nombre. Sinon l'on en viendra jamais à bout.
- Tu crois ça ! hurla Nemaris en colère.

Elle lança un rapide coup d'oeil, et aussitôt l'étrange courant d'air se dirigea vers l'arbre. Les Créatures qui en sortait furent aussitôt massacré sans la moindre pitié. Ensuite, l'étrange courant d'air plongea dans le sol et remonta à l'intérieur du tronc grâce aux racines. Quelques instants plus tard, l'arbre sembla commencer à gonfler.

Enguerrand comprit alors ce qui allait se passer.

- Nemaris, tu n'aurai pas oublié un petit détail ?
- Lequel ?
- Tu as quelque chose pour nous protéger des éclats qu'il va y avoir ?

L'Elfe marqua un temps d'arrêt soudain perplexe.

Comprenant ce que cela voulait dire, Enguerrand ferma les yeux et invoqua un sort de protection en toute hâte. Après avoir visualisé le lieu où ils se trouvaient, il fit se déployer une protection magique tout autour d'eux. Il termina juste à temps. L'arbre explosa en morceau au même moment, projetant d'épais morceau de tronc en leur direction. Les débris frappèrent brutalement la protection qui résista de justesse.
# Posté le lundi 13 août 2007 12:17
Modifié le mercredi 15 août 2007 14:32

Chapitre Dix-Sept, quatrième partie.

Chapitre Dix-Sept, quatrième partie.
Quand ce fut terminé, il relâcha son sort qui disparut instantanément.

- Ah Ah ! Voilà ce qui arrive à ceux qui se frottent à Nemaris !
- Ne traînons pas, intervint Cyliana. Il faut que l'on soit arrivé au village avant la tombé de la nuit.

Elle rengaina ses sabres après les avoir nettoyés pendant que Nemaris utilisais un sort de soins pour guérir sa jambe.

Dès qu'ils furent près, ils reprirent leur progression. Cyliana comprit rapidement que l'arbre marquait le début des véritables dangers. Ils évitèrent de justesse de nombreux pièges soigneusement dissimulés par la végétation. Mais plus ils avançaient, et plus l'obscurité se faisant grandissante. Ayant peur de ne plus voir les différents pièges, Cyliana murmura une incantation et fit apparaître une sphère de lumière dans sa main qui éclaira puissamment les alentours.

- On y voit déjà mieux.

Au même moment elle s'arrêta brusquement, les pieds à quelques pouces seulement d'une liane tendue à travers du chemin et reliée à une puissante branche bardée d'épieux acérés. Elle enjamba le piège et le montra à Nemaris qui la suivait. Quelques pas plus loin, alors qu'elle observait avec inquiétude un autre piège dont elle ne voyait pas le mécanisme l'actionnant, le sol se déroba sous ses pieds, révélant une fosse emplis de pieux. Nemaris lui attrapa la main de justesse mais commença à glisser elle aussi. Enguerrand attrapa alors l'Elfe par la taille pour stopper sa progression.

- Tu tiens bien Cyliana ?
- Mais oui ! TA chérie ne va pas tomber ! Mais grouille-toi de nous tirer de là ! Je ne vais pas réussir à tenir très longtemps...

Enguerrand tira puissamment l'Elfe. Cyliana pus alors reprendre appuis sur la terre ferme et remonter. Essoufflée, Nemaris se laissa tomber sur le sol, actionnant sans le vouloir le mécanisme du deuxième piège qui laissa tomber plusieurs troncs assemblés ensemble à l'endroit même où elle reposait.

Enguerrand lança en catastrophe un sort pour les retenir. Les troncs s'arrêtèrent alors à quelques pouces seulement du visage de l'Elfe qui hurla de frayeur. Enguerrand, pantelant, ne pouvait que difficilement les soutenir...

- Nemaris... SORT DE LA !

L'Elfe avait du mal à se dégager, les troncs lui emprisonnaient le bas du corps. Paniqué, Kriar lui attrapa le col de sa tunique et Cyliana un bras et la tirèrent ensemble de toutes leurs forces pour la libérer. Son corps commença lentement à glisser. Lorsque son corps fut à moitié sorti, Nemaris roula sur le côté juste avant que les troncs ne tombent violemment sur le sol.

- Il était moins une ! s'exclama Kriar.

Enguerrand s'adossa sur un tronc le souffle court. Après cet effort, la tête lui tournait et sa vue était brouillée, il avait du mal à rester debout. Cyliana le regarda anxieuse.

- Tu vas bien ?
- Oui ne t'inquiète pas, donne-moi juste quelques secondes. Et Nemaris ?
- Je vais bien, merci...

Lorsque l'étourdissement disparut, Enguerrand se redressa. Bien qu'il aille mieux, il avait les muscles des bras douloureux, comme s'il avait soulevé une très lourde charge à bout de bras. Ne pouvant rien y changer, il fit signe à tous de repartir après s'être assuré que Nemaris allait bien.

Peu de temps après, Ténèbre qui était resté éveillée et qui surveillait tous ce qui se passait réagit brutalement.

- Attention, il y a bientôt un obstacle magique.
- Tu es sûre ? Je ne ressens rien.
- C'est normal, ce piège a été fait de sorte à ce que seul moi puisse le ressentir, c'est une protection de plus.
- Cyliana fait attention, il y a un piège.
- Oui, j'ai entendu. Où se trouve-t-il ?
- Elle englobe l'intégralité du centre de la forêt. Pour pouvoir la traverser, il faut qu'Enguerrand me mette en contact avec la barrière magique, cela annulera ainsi ses effets...

Enguerrand se plaça aussitôt devant, Ténèbre brandis, tout en avançant prudemment.

- Et comment sait-on que la barrière elle là ?
- Elle apparaîtra à mon contact, ne t'inquiète pas.

Ils progressèrent très lentement au sein de la végétation de plus en plus dense. Le chemin qu'ils suivaient diminuait progressivement jusqu'à ne devenir qu'un étroit sentier. À plusieurs reprises, ils durent s'écarter quelques peu du sentier pour éviter un piège qui en obstruait le passage. Ces détours dans les sous-bois, se révélèrent également très dangereux. De nombreuses créatures les attaquèrent de toutes part sans leur laisser le moindre répit, sans compter d'autres pièges qu'ils n'évitèrent que de justesse.

Alors qu'ils venaient juste de retrouver le sentier, Ténèbre entra en contact avec une force invisible qui la stoppa. Enguerrand força alors un peu pour faire entrer un peu plus profondément la lame et la barrière magique se révéla en se teintant d'une couleur légèrement bleutée. Enguerrand trouva une chose étrange. Lorsqu'il regardait au travers de la barrière, il avait une impression de déjà vue, sans en être réellement sûr.

- Vous ne trouvez rien d'étrange ?

Cyliana et Nemaris observèrent quelques instants la barrière.

- Non pourquoi ?
- Je ne sais pas. Je me fais sûrement des idées...
- Bien, ne traînons pas, la nuit est en train de tomber.

Cyliana s'avança vers la barrière, hésita quelques instants avant de prendre une inspiration. Elle lança un dernier regard vers ses compagnons et franchit l'obstacle.

La barrière vibra fortement à son passage, brouillant la vision de l'autre côté du passage. Nemaris n'en tint pas compte et s'approcha également. Accompagnée de Kriar, ils traversèrent.

Enguerrand se retrouva seul. Après une inspiration, il traversa à son tour tout en faisant attention de ne pas sortir Ténèbre du contact avec la barrière.

Alors qu'il plongeait dans le noir le plus total, un frisson glacial lui traversa l'ensemble du corps. Quand la lumière réapparut, extrêmement violente, il se retrouva nez à nez avec un guerrier à la peau noire, vêtu d'une armure légère. Une lance était pointée vers son ventre. Un peu plus loin, était réunit Cyliana et Nemaris, encerclé par de nombreux guerrier à l'allure inamicale. Le guerrier les conduisit à leur côté.

Ce côté-ci de la barrière ne ressemblait en rien à ce qu'ils avaient vue de l'autre côté... Sans les guerriers, ici, tout aurait pu sembler accueillant. Il n'y avait plus aucun bruit menaçant, à la place, le chant d'oiseaux merveilleux se faisait entendre.

- Cyliana doit créer leur animal fétiche pour qu'ils n'aient aucun doute sur votre venue, expliqua calmement Ténèbre comme si tout cela était parfaitement normal.
- Tu as entendue ?
- Oui, murmura la Keltane, ce n'est pas bien compliqué...

Cyliana ferma les yeux. Les guerriers ne bougeaient toujours pas, les surveillants tout en les menaçant de leurs armes sans pour autant tenter quoi que ce soit.

Soudain, un léger vent se leva à leurs côtés. À quelques pas, commença faiblement à apparaître une petite créature transparente. Puis, au fur et à mesure, la créature prit des couleurs tout en grandissant. Enguerrand ne tarda pas à reconnaître l'animal fétiche de ce peuple. Un puissant Dragon rouge déploya ses ailes et gronda en projetant quelques flammèches. Comme s'il était animé d'une vie propre, il s'élança dans les airs avant de partir au loin, vraisemblablement vers le Sanctuaire.

Quand Enguerrand reposa son regard sur les guerriers, ceux-ci s'étaient tous prosternés aux pieds de Cyliana qui semblait visiblement gênée.

- Relevez-vous ! Mais relevez-vous !
- Ils ne vous comprennent pas.

Un homme approcha calmement. Tout comme les guerriers, il avait la peau noire. Malgré son grand âge, il semblait en pleine possession de ses moyens. Son regard perçant les détaillait un à un. Il arborait fièrement des dizaines de bijoux de toutes les couleurs autour de son cou et de ses bras. Enguerrand se douta qu'il s'agissait du chef du village

Derrière-lui, avançait un homme qui les doublaient tous de plusieurs têtes. Il avait une longue tunique de couleur bleu nuit. Sa tête était recouverte d'une capuche de la même couleur, empêchant quiconque de voir son visage. La seule partie de son corps à être découvert, était ce qui aurait dû être ses mains. À la pace, Enguerrand découvrit quatre grandes serres acérées...

- Vous êtes donc la Radaskiel. Et vous, je présume que vous êtes le Gardien... Quant à vous jeune femme, qui êtes-vous ?

Pour la première fois, Nemaris ne semblait pas être très à l'aise.

- Je ne fais que les accompagner...

Après l'avoir longuement observé, le regard du vieil homme s'agrandit.

- Je sais. Je vous ais déjà vus ! À cette époque, je n'étais qu'un jeune homme, mais je me souviens de vous. Vous êtes celle qui à par le passée tentée de pénétrer en ce lieu sacrée, et qui avez bien faillit y laisser la vie...

Le visage du vieil homme se fit soudain plus dur.

- Nous vous avions prévenu de ne plus jamais remettre les pieds ici ! Et vous revoilà... Nous pensions pourtant vous avoir bien fais comprendre que vous n'étiez pas la bienvenue...


Alors, c'était comment ??? Pas trop nul j'espère...
# Posté le lundi 13 août 2007 12:20
Modifié le mercredi 15 août 2007 14:33

Chapitre Dix-Sept, cinquième partie.

Chapitre Dix-Sept, cinquième partie.
(Glomon, enfin à peu près ^_^)


Bonsoir tout le monde ^_^

Désolé de ne pas avoir mis la suite plus tôt, mais je n'ai lacher l'écriture de la suite qu'un peu tard ^_^ (enfn au moins je ne bloque pas, c'est déjà ça ^_^)

Donc voici la suite, bonne lecture ^_^



Cyliana se retourna agacée face à Nemaris.

- C'est vrai ?
- Oui, mais...
- Pourquoi ne nous l'as-tu pas dit ?

Nemaris fit tourner nerveusement un bracelet autour de son poignet.

- Je vous ai dit que je voulais venir ici, je ne pensais pas que...
- Que je serai encore en vie peut-être ? coupa sèchement le vieil homme.
- Mais non...
- Je refuse que cette Elfe, nous accompagne jusqu'au village. Si vous tenez à ce qu'elle reste avec vous, elle vous attendra dans un endroit qui lui conviendra parfaitement. Les geôles !

Nemaris se figea sur une expression d'horreur.

- Vous pourriez peut-être changer d'avis, commença Enguerrand, sans elle, nous aurions eut beaucoup de mal à venir ici vivant...
- Non ! Ma décision est prise. Soit vous décidez de venir avec moi et la laisser dans les geôles, soit vous repartez sans rien. Me suis-je bien fait comprendre ?

Cyliana regarda Nemaris peinée.

- Je suis désolée, mais nous n'avons pas le choix...

L'Elfe recula lentement, alors que des spasmes nerveux parcouraient son corps. Les larmes dévalaient ses joues.

- JE NE RETOURNERAI PAS DANS SES GEÔLES ! JAMAIS !

Cyliana et Enguerrand ne savaient pas comment réagir, la frayeur qui se dégageait de Nemaris les inquiétaient.

- J'ai bien l'impression que votre amie n'a pas appréciée son précédent passage ici... Peut-être qu'avoir pour seuls compagnons de cellules des esprits morts dans la souffrance y est pour quelque chose.

Cyliana tourna son regard vers le vieil homme. La colère déformait soudain son visage. Ses cheveux ne tardèrent pas à virevolter, ses pouvoirs libérés. Enguerrand ne l'avait jamais vue aussi déchaînée.

- Comment avez-vous osé recourir à cette méthode ! Mes ancêtres vous l'ont interdit !

Autour d'eux, les guerriers s'agitaient, ne comprenant pas bien ce qu'il se passait. Ainsi, quand la Keltane attrapa leur chef par le cou, ils hésitèrent à dégainer.

- Qu'ils fassent le moindre geste, et ils seront morts...
- Comment osez-vous, articula péniblement le prisonnier, comment osez-vous lever la main sur moi !
- Et vous ? Comment avez-vous osé ne pas tenir la promesse de vos ancêtres ? Nous vous avions interdit d'avoir recours à ses méthodes ! Lorsque nous arriverons à votre village, vous ordonnerez aux Saïmans de relâcher toutes les âmes, vous m'avez bien compris ?
- C'est très clair, murmura le vieil homme, mais c'était pour protéger plus efficacement le Pendentif... Comment voulez-vous effrayer les visiteurs sans cela sinon ?
- Il me semble qu'il y a assez de pièges comme cela, lâcha froidement Cyliana.

Elle relâcha sa prise sans pour autant se calmer, ne quittant pas des yeux le vieil homme. Enguerrand profita de l'accalmie pour s'approcher de Nemaris. Adossée sur un tronc, les yeux fermés, l'Elfe avait posé une main sur son épaule droite et semblait s'apaiser lentement.

- Ça va ?
- Oui, merci...
- Il y a longtemps que tu es venue ici ?

L'Elfe se redressa et plongea son regard dans le sien.

- Il y a exactement six-cent-trente-quatre ans et deux-cent-dix jours que j'ai quitté cet endroit... Cela fait six-cent-trente-quatre ans et deux-cent-neuf jours que je me suis promis d'y revenir afin de découvrir la raison pour laquelle mes parents sont morts... Je n'en veux pas particulièrement aux Ombres Ardentes, mais je n'arrive pas à comprendre pourquoi mes parents ont décidé d'être à leur service.
- Nemaris.

L'Elfe sursauta en apercevant Cyliana à ses côtés.

- Leur chef refuse que tu nous accompagnes. Par contre, il a accepté que tu n'ailles pas dans les geôles. Tu devras rester ici jusqu'à notre retour.
- D'accord...
- Et ne fais pas de bêtises, des guerriers te surveilleront jours et nuits. Tu ne dois pas bouger d'ici.
- Et je ferais comment pour manger si je ne peux même pas chasser ?
- Ne t'inquiète pas, rassura la Keltane, j'ai réussi à ce qu'il accepte de t'apporter de quoi manger.

Nemaris sembla soudain de très bonne humeur.

- Dans ce cas, tout va bien. Mais tachez de revenir le plus vite possible. Je ne compte pas moisir ici.

Cyliana et Enguerrand saluèrent Nemaris et retournèrent auprès du chef. Ils croisèrent alors Kriar qui se dirigeait vers l'Elfe.

- Je reste avec Nemaris moi, je n'ai rien à faire là-bas. Si vous avez besoin de moi, vous saurez où me trouver.
- Ne fais pas de bêtise... implora Enguerrand méfiant
- Mais ne t'inquiète pas, aie confiance en moi un peu.
- J'ai les plus grandes craintes quand il me dit ça...
- Je te comprends, plaisanta Cyliana, mais au moins il ne viendra pas me voler la moitié de mon repas, et ça c'est une bonne nouvelle.

Tout en se dirigeant vers le village, le chef vint se placer à leurs côtés et engagea la discussion comme si rien ne s'était passé.

- Le village est proche, nous devrions arriver avant la tombée de la nuit. Je m'appelle Erevu, je suis le chef du village. Glomon, à mes côtés, est le chef des Saïmans. Ce sont eux qui vous feront passer la première épreuve pour ouvrir le Sanctuaire.

Le Saïman, leva un bras et leur fit signe tout en baissant la tête. Un léger grognement accompagna ce geste.

- Oui, Glomon n'aime pas utiliser notre langage, il ne parle que lorsqu'il y est vraiment obligé.
- Seuls les Saïmans ont la garde du Sanctuaire, ou vous aussi ? demanda Enguerrand.
- Nous avons chacun des devoirs particuliers. Nous, nous sommes des guerriers. Notre devoir est d'empêcher quiconque de pénétrer en ce Royaume et d'atteindre le Sanctuaire. Les Saïmans, eux, ont le devoir d'empêcher quiconque d'entrer dans le Sanctuaire. Nous sommes donc complémentaires. De plus, les Saïmans puisent leurs pouvoirs directement du Pendentif, ce qui leur permet de le protéger plus efficacement.

Enguerrand regarda Erevu perplexe.

- Et quelle sera l'épreuve qu'ils nous feront passer ?

Le vieux chef eut un sourire radieux.

- Ah vous êtes tous pareil les jeunes. Vous êtes toujours empressés de tout savoir. Mais je vous rassure, vous le saurez bien assez tôt. Profitez plutôt de cette soirée, vous aurez besoin de beaucoup de forces demain, croyez-moi...
# Posté le jeudi 16 août 2007 18:03
Modifié le vendredi 17 août 2007 08:57