Bonsoir tout le monde ^_^
Voici la suite, bonne lecture ^_^
Cyliana jouait avec Liare tout en discutant avec Caleen et Lusia. Enguerrand la regardait confortablement installé dans un siège pendant que Meallán finissait de préparer le dîner. Il n'avait décidemment pas l'impression de devoir se préparer à une quelconque épreuve. Il avait plutôt l'impression d'être en famille. Caleen et Meallán l'avait accepté au sein de leur foyer comme un vieil ami. Seule Lusia semblait un peu plus méfiante envers lui.
- À table tous le monde.
Caleen attrapa Liare dans ses bras et la serra tendrement contre elle alors qu'elle la ramenait dans son lit. Lusia aida Meallán à terminer de mettre la table alors qu'Enguerrand amenait des chaises supplémentaires. Cyliana s'installa et se servit un verre d'eau.
- Bien tout le monde à une chaise ? Donc tout vas bien.
Meallán fit asseoir sa compagne aux côtés de Cyliana avant de prendre place à ses côtés. Enguerrand s'installa en face avec Lusia.
Après avoir coupé des tranches de pains pour tout le monde, Meallán fit passer le pâté.
- Quel âge à Liare ? demanda subitement Cyliana.
- Elle aura quatre ans bientôt, pourquoi ?
- Pour rien, je me demandais comme ça. (Elle donna un petit coup de coude à son amie.) Tu te rends compte que tu es la première Ombre Ardente à avoir un enfant ?
Caleen baissa les yeux en rougissant.
- Je sais... Je ne pensais pas que cela pourrait m'arriver un jour... (Elle releva brusquement la tête anxieuse.) Tu penses qu'elle deviendra comme nous ?
Cyliana posa une main sur celle de son amie afin de la rassurer.
- Ne t'inquiète pas, je suis sûre que non. Le sort de sélection a été fait de sorte de ne pas accabler plusieurs fois la même famille.
Apaisée, Caleen redevint joyeuse.
- J'ai tellement de chose à te dire. Si tu savais tout ce que l'on a fait avec Lusia ! Les gens sont très gentils ici. Aucune méchanceté, aucune violence. On se sent bien. Même nous on se sent mieux en étant ici. Je ne sais pas si vous le ressentez, mais le Pendentif nous apaise et chasse toutes mauvaises pensées.
Enguerrand devait bien avouer qu'il appréciait cet endroit. Tous les problèmes semblaient bien loin. Il n'avait qu'une envie, rester ici à jamais, quel doux rêve...
Après le repas, il prépara la tisane et l'amena à Cyliana. Tous l'avaient regardé faire silencieux, comprenant de quoi qu'il s'agissait.
Ensuite, les trois amies retournèrent discuter tout en s'occupant de Liare qui semblait être un véritable bijou entre leurs mains. Meallán les regardaient amusé.
- Je n'ai jamais bien compris pourquoi mon peuple les déteste autant. Elles ne sont en aucun cas responsables de ce qui leurs arrivent... Mais voilà, à chaque fois, les parents et les amis les rejettent dès qu'elles sont élues...
- Cyliana m'a dit que vous étiez parti vivre dans la Forteresse après que Caleen ait été choisie.
Le Keltan repensa avec un mélange de tristesse et de joie aux événements qui l'avait conduit à loger à la Forteresse.
- Cela ne s'est pas exactement passé comme cela. Caleen et moi habitions à quelques lieux seulement de la Forteresse d'Aderyn. Donc, quand elle est devenue Ombre Ardente, je me contentais d'aller lui rendre visite quelques jours en faisant croire à mes parents que mon oncle avait besoin de mes services... Là bas, tout le monde m'acceptait. Elonya était même ravie de voir que je continuais de fréquenter Caleen. (Meallán souffla.) Malheureusement, un jour, mon oncle est passé rendre visite à mes parents alors que j'étais soit disant partit chez-lui. Quand je suis rentré, ils m'attendaient tous de pied ferme...
Pendant quelques instants, il fit tourner son verre en silence. Se remémorant avec peine ce qui avait suivit.
- Il s'avère que ce même jour, des jeunes de mon village qui revenaient de la chasse m'ont vu descendre de la montagne où se trouve la Forteresse. Fier de leur découverte, ils se sont empressés de le raconter à tout le monde...
» En apprenant la nouvelle, mes parents n'ont eut plus qu'une seule obsession. Laver leur honneur par tous les moyens. Ils ont que ma punition devait être collective. Pour cela, ils ont décidés de m'attacher à un arbre et de me faire fouetter par tout le village. Je devais recevoir dix coups de fouet par personne... Je me souviens des cent-quatre-vingt-six premiers, mais après, j'ai perdu conscience.
Le sourire de Meallán revint soudain au beau fixe.
- Néanmoins, quand je me suis réveillé, j'étais allongé sur un somptueux lit au sein de la Forteresse et Caleen veillait à mes côtés. Rien que pour ça, je revivrai volontiers une telle journée.
Enguerrand le regarda curieux.
- Comment a-t-elle pu savoir ce qui vous arrivait ?
Meallán s'approcha et lui murmura.
- Elle n'a jamais voulut me le dire, tout ce que je sais, c'est qu'elle a déboulé dans le village et qu'elle leur a tous filé une sacrée trouille ! Après, ils avaient aussi peur de moi que si j'avais réellement fait parti des Ombres Ardentes.
Enguerrand croisa le regard amusée de Caleen alors que Meallán était plongé dans ses souvenirs.



