Chapitre Dix-Huit, première partie.

Chapitre Dix-Huit, première partie.
(Meallán... Enfin si on veux ^_^)


Bonsoir tout le monde ^_^

Voici la suite, bonne lecture ^_^



CHAPITRE 18





Cyliana jouait avec Liare tout en discutant avec Caleen et Lusia. Enguerrand la regardait confortablement installé dans un siège pendant que Meallán finissait de préparer le dîner. Il n'avait décidemment pas l'impression de devoir se préparer à une quelconque épreuve. Il avait plutôt l'impression d'être en famille. Caleen et Meallán l'avait accepté au sein de leur foyer comme un vieil ami. Seule Lusia semblait un peu plus méfiante envers lui.

- À table tous le monde.

Caleen attrapa Liare dans ses bras et la serra tendrement contre elle alors qu'elle la ramenait dans son lit. Lusia aida Meallán à terminer de mettre la table alors qu'Enguerrand amenait des chaises supplémentaires. Cyliana s'installa et se servit un verre d'eau.

- Bien tout le monde à une chaise ? Donc tout vas bien.

Meallán fit asseoir sa compagne aux côtés de Cyliana avant de prendre place à ses côtés. Enguerrand s'installa en face avec Lusia.

Après avoir coupé des tranches de pains pour tout le monde, Meallán fit passer le pâté.

- Quel âge à Liare ? demanda subitement Cyliana.
- Elle aura quatre ans bientôt, pourquoi ?
- Pour rien, je me demandais comme ça. (Elle donna un petit coup de coude à son amie.) Tu te rends compte que tu es la première Ombre Ardente à avoir un enfant ?

Caleen baissa les yeux en rougissant.

- Je sais... Je ne pensais pas que cela pourrait m'arriver un jour... (Elle releva brusquement la tête anxieuse.) Tu penses qu'elle deviendra comme nous ?

Cyliana posa une main sur celle de son amie afin de la rassurer.

- Ne t'inquiète pas, je suis sûre que non. Le sort de sélection a été fait de sorte de ne pas accabler plusieurs fois la même famille.

Apaisée, Caleen redevint joyeuse.

- J'ai tellement de chose à te dire. Si tu savais tout ce que l'on a fait avec Lusia ! Les gens sont très gentils ici. Aucune méchanceté, aucune violence. On se sent bien. Même nous on se sent mieux en étant ici. Je ne sais pas si vous le ressentez, mais le Pendentif nous apaise et chasse toutes mauvaises pensées.

Enguerrand devait bien avouer qu'il appréciait cet endroit. Tous les problèmes semblaient bien loin. Il n'avait qu'une envie, rester ici à jamais, quel doux rêve...

Après le repas, il prépara la tisane et l'amena à Cyliana. Tous l'avaient regardé faire silencieux, comprenant de quoi qu'il s'agissait.

Ensuite, les trois amies retournèrent discuter tout en s'occupant de Liare qui semblait être un véritable bijou entre leurs mains. Meallán les regardaient amusé.

- Je n'ai jamais bien compris pourquoi mon peuple les déteste autant. Elles ne sont en aucun cas responsables de ce qui leurs arrivent... Mais voilà, à chaque fois, les parents et les amis les rejettent dès qu'elles sont élues...
- Cyliana m'a dit que vous étiez parti vivre dans la Forteresse après que Caleen ait été choisie.

Le Keltan repensa avec un mélange de tristesse et de joie aux événements qui l'avait conduit à loger à la Forteresse.

- Cela ne s'est pas exactement passé comme cela. Caleen et moi habitions à quelques lieux seulement de la Forteresse d'Aderyn. Donc, quand elle est devenue Ombre Ardente, je me contentais d'aller lui rendre visite quelques jours en faisant croire à mes parents que mon oncle avait besoin de mes services... Là bas, tout le monde m'acceptait. Elonya était même ravie de voir que je continuais de fréquenter Caleen. (Meallán souffla.) Malheureusement, un jour, mon oncle est passé rendre visite à mes parents alors que j'étais soit disant partit chez-lui. Quand je suis rentré, ils m'attendaient tous de pied ferme...

Pendant quelques instants, il fit tourner son verre en silence. Se remémorant avec peine ce qui avait suivit.

- Il s'avère que ce même jour, des jeunes de mon village qui revenaient de la chasse m'ont vu descendre de la montagne où se trouve la Forteresse. Fier de leur découverte, ils se sont empressés de le raconter à tout le monde...
» En apprenant la nouvelle, mes parents n'ont eut plus qu'une seule obsession. Laver leur honneur par tous les moyens. Ils ont que ma punition devait être collective. Pour cela, ils ont décidés de m'attacher à un arbre et de me faire fouetter par tout le village. Je devais recevoir dix coups de fouet par personne... Je me souviens des cent-quatre-vingt-six premiers, mais après, j'ai perdu conscience.

Le sourire de Meallán revint soudain au beau fixe.

- Néanmoins, quand je me suis réveillé, j'étais allongé sur un somptueux lit au sein de la Forteresse et Caleen veillait à mes côtés. Rien que pour ça, je revivrai volontiers une telle journée.

Enguerrand le regarda curieux.

- Comment a-t-elle pu savoir ce qui vous arrivait ?

Meallán s'approcha et lui murmura.

- Elle n'a jamais voulut me le dire, tout ce que je sais, c'est qu'elle a déboulé dans le village et qu'elle leur a tous filé une sacrée trouille ! Après, ils avaient aussi peur de moi que si j'avais réellement fait parti des Ombres Ardentes.

Enguerrand croisa le regard amusée de Caleen alors que Meallán était plongé dans ses souvenirs.

# Posté le vendredi 17 août 2007 15:41

Modifié le samedi 25 août 2007 16:14

Chapitre Dix-Huit, deuxième partie.

Chapitre Dix-Huit, deuxième partie.
Quelques instants plus tard, alors que le silence emplissait la pièce, Liare, fatiguée, décida d'elle-même de souhaiter une bonne nuit à tout le monde. Quand elle s'approcha de lui, Enguerrand la regarda attendrit. Elle ressemblait sans aucun doute possible à sa mère. Cependant, il était indéniable qu'elle avait les yeux et le sourire innocent de son père.

- Bonne nuit monsieur.
- Bonne nuit Liare, fais de jolis rêves.

Liare sembla attendre quelques secondes, puis, ne voyant pas son souhait exaucé, elle leva les sourcils.

- Tu me fais pas de bisou ? demanda-t-elle de sa petite voix ténu.
- Mais bien sûr que si. Viens-là.

Enguerrand se pencha et souleva la fillette afin de lui déposer un baisé sur la joue.

- Hi hi hi. Tu piques !
- Désolé, s'esclaffa Enguerrand.
- Comment ça ce fait ? Mon papa il pique pas lui.

Amusé par la curiosité de Liare, il lui murmura.

- C'est un secret...
Les yeux de la fillette s'agrandirent devant la surprise.
- Ooooh. C'est vrai ?
- C'est aussi vrai que mon loup est sage, promis-il solennellement en se retenant de rire.

Liare le regarda ébahit.

- Tu as un loup ?
- Oui, il s'appelle Kriar.
- Je pourrai le voir ?
- Oui, promis.

La fillette radieuse, quitta les bras d'Enguerrand pour aussitôt se précipiter dans ceux de quelqu'un d'autre.

- Bonne nuit maman Cyliana !

La Keltane surprise eut un sursaut.

- Mais je ne suis pas ta mère, bredouilla-t-elle confuse.
- Ma maman m'a dit que toutes les personnes avec la même Marque que la sienne étaient ma maman.

Cyliana serra tendrement Liare dans ses bras, une larme dévalant le long de sa joue.

- Passe une bonne nuit ma chérie.

Toujours souriante, la petite s'en alla ensuite dans les bras de Lusia puis de son père avant de retourner auprès de sa mère qui l'emmena se coucher.

- Je vais aller me coucher moi aussi, demain nous avons une longue journée devant nous. Ne tarde pas trop Enguerrand.

Cyliana salua tout le monde et s'en alla dans sa chambre. Enguerrand remarqua qu'en quittant la pièce, elle essuyait ses larmes... Lusia ne tarda pas à expliquée qu'elle aussi était fatigué et s'en alla se coucher. Meallán en profita alors pour poser une question.

- Vous étiez accompagnés par une Elfe si j'ai bien compris ?
- Oui, Nemaris, elle tenait absolument à voir le Pendentif.
- Et que c'est-il passé ?
- Erevu voulait l'enfermer dans les geôles, mais quand Cyliana a apprit ce qu'il s'y passait, elle est entrée dans une colère noire. Je ne l'avais jamais vue si énervée. Si bien qu'Erevu a accepté que Nemaris nous attende sans être enfermée.

Meallán sembla ravis de la nouvelle.

- Tant mieux, il aura enfin entendu raison. Depuis que nous sommes arrivés, Caleen et Lusia ont tentée d'interdire cette pratique, mais il n'écoutait jamais.
- Que se passait-il exactement dans ses geôles ? Si j'ai bien compris, des esprits y sont enfermés, mais...

Meallán réfléchit quelques instants avant de commencer.

- C'est un châtiment qu'ils appellent « Prise de conscience ». Il consiste à mettre le détenu au milieu des âmes mortes sous la torture pendant le règne du Maître Noir, ou plus récemment de Khaos... Une fois enfermé, le prisonnier ressent toutes leurs souffrances ainsi que leurs peines... Pendant tout le temps où il est enfermé, le prisonnier ne peut ni mourir, ni sombrer dans la folie car les Saïmans s'assurent qu'il subisse sa peine jusqu'à la fin. D'après la croyance de ce peuple, une personne qui essaye de pénétrer dans ce Royaume sans y être invité doit rester emprisonné vingt-huit jours, chiffre sacré chez-eux...

Enguerrand en resta bouche-bée.

- À présent je comprends mieux sa réaction lorsqu'on lui a dit qu'elle devait y retourner...
- Parce qu'elle avait déjà tentée de venir ici ? demanda Meallán surpris.
- Oui, il y a plus de six-cent ans.
- Et elle pensait réellement pouvoir entrer ici avec vous après le châtiment qu'elle y a reçut ? Soit elle est complètement inconsciente, ou alors obstinée.
- Je pencherai pour les deux, plaisanta Enguerrand.
- Et pourquoi veut-elle voir le Pendentif ?
- Afin de voir ce pour quoi ses parents sont morts. Ils étaient au service des Ombres Ardentes en tant qu'espion.
- Eh bien son souhait va enfin être exaucés, espérons que ce ne soit pas le dernier... (Conscient de ce qu'il venait de dire, le Keltan se sentit mal-à-l'aise.) Désolé. Je ne voulais pas sous-entendre que vous alliez échouer...
- Ce n'est rien, affirma Enguerrand, moi-même je doute réussir à luter contre Khaos.

Toujours autant gêné, Meallán se releva.

- Je pense que je devrai aller me coucher à présent, vous devriez en faire de même.
- Vous avez raison, j'y vais de ce pas.


Voilà, alors, qu'en avez-vous pensé ??? ^_^

# Posté le vendredi 17 août 2007 16:47

Chapitre Dix-Huit, troisième partie.

Chapitre Dix-Huit, troisième partie.
Voici une petite suite, bonne lecture ^_^


Enguerrand se dirigea vers sa chambre. Cyliana dormant dans la même chambre que Lusia, il se retrouva seul. Il s'allongea sur son lit après s'être débarrassé de son uniforme et tenta de s'endormir, las.

Son sommeil fut rapidement agité. Une scène persistante berçant ses songes. Le plus troublant, était qu'il n'arrivait pas à la distinguer correctement. Tout était floue, lui empêchant de savoir ce qu'il s'y déroulait. Cependant, sa vision s'améliora progressivement jusqu'à ce qu'il distingue devant lui des pieds. Il se rendit compte qu'il était lui-même agenouillé. Alors qu'il relevait la tête, une violente douleur le réveilla brutalement.

Couvert de sueur, Enguerrand essaya de reprendre son souffle. Cette scène l'avait effrayé, pourtant, il n'avait rien vu. Il n'avait que ressentit des bribes de sentiment fugace dont il n'arrivait pas à comprendre le sens. Il ne comprenait pas non plus d'où provenait la douleur qu'il avait ressentit. Une douleur qui lui avait traversé tout le corps comme s'il avait été coupé en deux...

Alors qu'il se posait tout un tas de question, Kriar l'interpella :

- Que c'est-il passé ?
- Je ne sais pas... Peut-être que c'était un avertissement. Mais dans ce cas, c'est le plus obscure que je n'ai jamais eu...
- Tu penses que c'était pour te prévenir de ce qu'il va se passer dans le Sanctuaire ?
- Je ne sais pas... Je préfère ne pas y penser.

Comprenant que son maître voulait rester seul, Kriar s'en alla.

De nouveau seul, Enguerrand essaya de se rendormir sans succès. Comme si ce rêve avait réveillé en lui toutes ses craintes. Il n'arrivait plus à détacher son esprit de ce qui allait se passer le lendemain. Cyliana et lui devraient affronter ensembles de nombreuses épreuves pour récupérer le Pendentif, et cela, sans savoir réellement ce qui les y attendaient.

La journée qu'il avait tant redouté était arrivée et il n'avait toujours pas de réponse à la question qui le préoccupait le plus. Comment allait-il faire pour aider Cyliana afin qu'elle ne succombe pas à son pouvoir ? Si au moins, il avait ne serait-ce qu'une petite idée de ce qu'elle devrait faire...

Incapable de dormir et n'arrivant plus à rester en place, Enguerrand remit ses bottes et sortit le plus discrètement possible de sa chambre. Il se dirigea ensuite vers la porte d'entrée sans faire de bruit et sorti.

Dehors, une légère brise soufflait à travers les rues du village. L'air était frais, revigorant. Bien que n'ayant sur le dos qu'une simple chemise, il ne souffrait pas du froid. Il l'appréciait même, le trouvant agréable.

Ne connaissant pas le village, il avança sans trop faire attention ou il allait. Les Maisons étaient toutes parfaitement entretenue. Chacune revêtait une élégante sculpture au dessus de la porte d'entrée. Lui qui pensait découvrir un peuple vivant dans des cabanes, un peu comme le peuple des marais, il avait été surpris. Ils avaient même des fontaines et des petits commerce.

Plongé dans ses pensées, il sortit de la ville sans le remarquer. Quand il en prit conscience, il décida de s'arrêter en pleine forêt et de s'asseoir sur la souche d'un arbre mort pour réfléchir.

Il se repassait sans cesse l'image de Cyliana, lorsqu'une larme avait coulée le long de sa joue après que Liare l'ait appelée maman. Il était à peu près certain qu'elle avait prit conscience qu'elle ne serait jamais mère. Cela ne lui avait certainement jamais effleurée l'esprit jusqu'à ce soir... Il devait à tout prix trouver un moyen de la guérir et de détruire ses malédictions.

Il eut un rire nerveux. Il était impossible de supprimer une malédiction, il le savait. C'était pour cette raison que si peu de malédiction avait été lancé depuis, car celui qui l'invoquait devait réfléchir à la portée de ses actes. Par nature, une malédiction est définitive. Et même quand elle n'est destinée qu'à une seule personne, elle se transmet à toute sa descendance, et parfois même à toute sa famille. À ce qu'il savait, Khaos lui-même redoutait de lancer de nouvelles malédictions, redoutant les conséquences que cela pourrait avoir.

La seule solution était donc de changer la mentalité des Keltans par rapport aux Ombres Ardentes pour qu'elles ne soient plus rejetée par tous et qu'elles puissent avoir une vie normale... Si cela était possible.

Mais avant cela, il faudrait arriver à contrer Khaos une fois pour toute. Mais comment faire ? Il était évident que Khaos se préparait depuis de nombreuses années pour cette nouvelle offensive, peut-être même depuis des siècles. Contrairement à eux, il savait tout de leur fait et geste grâce à son réseau d'espionnage. Eux n'avaient jamais réussi à y envoyer un espion, il se faisait tous repérer au bout de quelques jours. En plus de ça, Oldward avait décidé de trahir l'Alliance, ce qui réduisait encore un peu plus leurs nombres et augmentait celui de Khaos... Que pouvait-il bien faire pour empêcher le continent de sombrer dans le chaos ?

Il frappa violement d'un coup de poing l'arbre à ses côtés. Il accueilli avec soulagement la douleur qui chassait pendant quelques instants toutes ses questions.

- Je vois que tu n'arrives pas à dormir.

Il se retourna et aperçut Meallán adossé à un tronc, l'observant. Ne cherchant même pas à savoir comment il l'avait retrouvé, il s'expliqua :

- Je n'arrête pas de penser à des choses que je préférerais oublier.
- Si tu trouves un moyen d'y arriver, préviens-moi. Mais je peux t'assurer que la douleur n'est qu'un moyen passager...
- Peut-être, mais c'est le seul moyen à ma disposition.

Meallán s'approcha et s'installa à ses côtés.

- Alors, qu'aimerais-tu oublier ?
- Tout ce qui concerne le Pendentif.
- Ah... Dans ce cas là il faudrait que tu quittes cet endroit et notre compagnie également.
- Je rectifie alors. Tout, sauf les Ombres Ardentes.
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# Posté le samedi 18 août 2007 17:31

Chapitre Dix-Huit, quatrième partie.

Chapitre Dix-Huit, quatrième partie.
Meallán afficha un sourire vainqueur.

- Ah, et pourquoi donc ?

Conscient de s'être fait piéger, Enguerrand chercha un moyen de se tirer d'affaire.

- Ce n'est pas la peine de chercher, on a tous remarqué à quel point vous vous dévoriez des yeux tous les deux... C'est en parti pour ça que Lusia garde un ½il sur toi. Elle a peur que tu ne fasse du mal à notre chère Radaskiel.

Enguerrand chercha par tout les moyens d'éviter le regard de Meallán. Pendant un cours instant, il eut l'impression d'entendre un ricanement dans un coin de son esprit...

- Vois-tu, beaucoup de monde de notre peuple, et également du tiens je présume, seraient contre votre relation. Mais crois-moi, seul compte votre bonheur. Qu'importe le regard des autres ? Que je saches, Caleen et moi ne faisons de mal à personne. Alors Cyliana et toi c'est exactement la même chose...
- Non, ce n'est pas la même chose. Si l'on considère ce cas, Cyliana ne pourra jamais avoir d'enfant...

Le Keltan s'affaissa contre le tronc.

- Et tu crois sincèrement qu'elle en aura un si elle n'est pas avec toi ? Comme elle l'a fait remarqué plus tôt, Caleen est la première Ombres Ardentes à avoir un enfant... Les rares filles qui ont réussit à trouver un compagnon sont mortes avant même d'en avoir eut l'idée...

Enguerrand se releva en soufflant.

- Pourrait-on parler d'autre chose ? J'aimerai me changer les idées.

Meallán s'esclaffa de bon c½ur.

- C'est toi qui a changé de sujet. Moi je te parlais de Cyliana et tu as aussitôt dévié sur l'enfant qu'elle pourrait où non avoir. Je voulais seulement te dire de profiter du temps dont vous disposez pour être heureux tout les deux. Je sais que votre position est encore plus difficile que celle que j'ai traversé. Mais je peux t'assurer qu'être réconforté par celle que l'on aime, ou simplement aimé, cela soulage toutes les peines en un rien de temps. Rien que le fait de prendre Caleen dans mes bras me rend heureux, je suis sûr qu'il en sera de même pour vous deux, et puis cela ne peux pas vous faire de mal.

Tout en regardant le ciel, Enguerrand ne tarda pas à répondre.

- Mais l'on se prend déjà dans les bras pour se réconforter...
- Oui, je sais, j'ai surpris Cyliana en parler avec Caleen et Lusia. (Enguerrand sursauta et regarda Meallán curieux d'en savoir plus, mais celui-ci continua sans s'arrêter.) Mais vous le faîtes simplement comme de bons amis, furtivement. Moi je parle d'une vrai étreinte qui réchauffe le c½ur, et non pas seulement qui le fait s'emballer.
- Vous parlez de quoi ici ? demanda Caleen en apparaissant tout sourire.
- De la même chose que toi et Lusia parliez quand je suis parti.

Caleen embrassa son compagnon avant de saluer Enguerrand qui se sentait de plus en plus mal-à-l'aise, ne sachant pas comment réagir à toutes ses nouvelles.

- Il est temps de venir prendre le petit-déjeuner, l'épreuve commencera dés le lever du jour, ce qui ne saurait tarder à présent.

Une fois de retour à la maison, Enguerrand alla aussitôt se préparer, n'ayant pas très faim. Il en profita pour prendre avec lui la fiole de que lui avait donné Hyamon avant de partir. En revenant dans la pièce principale, Caleen l'obligea à venir s'asseoir et à manger quelque chose.

Pendant qu'il se forçait à manger, Cyliana le regarda silencieuse tout en buvant son verre de lait. Durant tous le repas, elle l'observa sans jamais rien dire. Quand il voulu savoir ce qu'elle avait, elle lui répondit seulement qu'elle réfléchissait.

Alors que les premiers rayons de soleil apparaissaient, Caleen et Lusia décidèrent qu'il était temps d'y aller.

- Je vous souhaites bon courage. Faîtes attention à vous.
- Tu ne viens pas avec nous ? demanda Enguerrand.
- Non, expliqua Meallán, quelques personnes seulement sont admises à la cérémonie, et comme je ne fais pas parti des Ombres Ardentes, je n'ai pas le droit de venir. De plus, je dois m'occuper de Liare.
- Alors à tout à l'heure.

Cyliana et Enguerrand saluèrent Meallán et rejoignirent Caleen et Lusia dehors. Il furent surpris de voir tous les villageois réunit en silence dans la rue. Alors qu'ils se dirigeaient vers le Sanctuaire, tous les saluèrent et leurs souhaitèrent bonne chance.

Arrivés aux abords du village, ils grimpèrent sur le promontoire faisant face aux portes du Sanctuaire. Au sommet, ils découvrirent une immense place soigneusement entretenu. Elle était entièrement pavé de pierre blanche. Au centre, une immense statue représentant Cerollin entouré de deux Dragons leurs faisait face. L'un des deux Dragon, de couleur rouge, semblait protéger le Sorcier qui tendait fièrement le Pendentif de sa main droite. L'autre Dragon, de pierre bleue, semblait lui, implorer son congénère.

Enguerrand fut tiré de la contemplation de la statue par Erevu qui se campa devant lui.

- Gardien, êtes-vous prêt à relever les nombreux défis qui vous attendent ?
- Je suis prêt.
- Bien.

Erevu se décala afin de se retrouver face à Cyliana.

- Radaskiel, êtes-vous prête à relever les défis qui vous attendent ?
- Je suis prête !
- Bien.

Il se retourna et proclama fortement :

- Que les épreuves commencent !

Aussitôt, onze Saïmans apparurent et s'installèrent juste devant les immenses portes du Sanctuaire. Glomon, qui se trouvait au centre, s'avança de quelques pas avant d'ordonner d'une voix stridente et éraillé :

- Approchez...


Voili voilou, alors qu'en pensez-vous ???

Sinon, les choses sérieuses commencent !!! Mouhahahahahahaah (rire machiavélique ^_^)

# Posté le samedi 18 août 2007 17:32

Chapitre Dix-huit, cinquième partie.

Chapitre Dix-huit, cinquième partie.
Bonjour tout le monde ^_^

Voici la suite, j'espère qu'elle n'est pas trop mauvaise... (c'est beau l'espoir vous ne trouvez pas ?)

Cependant, étant donné qu'il est l'heure d'ouvrir le Sanctuaire, je serai curieux de savoir pourquoi Hellgirl pensait qu'il était trop tôt ^_^ (oui, je suis très très curieux ^_^)

Bonne lecture ^_^



Après avoir reçut des encouragements de Caleen et Lusia, Cyliana et Enguerrand approchèrent des Saïmans.

Alors qu'ils venaient de doubler la statue de Cerollin et que Glomon leur avaient demandé de s'arrêter, Ténèbre apparut dans l'esprit d'Enguerrand et surveilla avec attention tout ce qui se passait.

- Il y aura deux épreuves pour ouvrir le Sanctuaire. Chaque épreuve déverrouillera l'un des sceaux magique. (Glomon pointa du doigt les deux immenses sceaux barrant la porte.) Votre première épreuve Radaskiel, continua Glomon de sa voix désagréable, consistera à créer un Dragon capable de vaincre celui que nous aurons créés.

Sans plus de discours, il retourna à sa place. Aussitôt, tous les Saïmans tendirent leurs bras en ouvrant grands leurs serres et commencèrent à psalmodier une longue mélopée. Très vite, un puissant Dragon rouge apparut, terrifiant et féroce. Alors qu'il continuait de grandir, Cyliana le regarda inquiète.

- Je n'ai jamais créée de réplique aussi gigantesque, en plus, il va me falloir combattre...
- Je ne peux rien faire pour t'aider ? supplia Enguerrand.
- Non, absolument rien...

Soudain, le Dragon étendit ses ailes et cracha une énorme gerbe de feu. Semblant attendre, il s'allongea et regarda Cyliana. Derrière, les Saïmans continuaient inlassablement de psalmodier.

- C'est mon tour. Souhaite-moi bonne chance, je vais en avoir besoin...
- Bonne chance.

Cyliana avança de quelques pas et ferma les yeux. Elle chassa le malaise qui l'envahissait depuis qu'elle avait bu sa tisane et ce concentra. Lentement, elle libéra entièrement son pouvoir. Jamais elle ne l'avait fait, et elle craignait ce qui allait se passer.

Ses cheveux commencèrent à virevolter, ainsi que les pans de sa chemise. Mais rapidement, le léger vent se transforma en un puissant flot de magie qui l'entoura entièrement, si puissant, qu'il fendit les pavés tout autour d'elle. Perdu au milieu de ce déchainement, elle n'entendait plus le monde extérieur, elle se retrouvait seule.

Quand ses pouvoirs furent totalement libérés, elle visualisa un magnifique Dragon de couleur bleu. Puissant et majestueux. Elle le fit grandir encore et encore, jusqu'à ce qu'il atteigne la taille de celui des Saïmans.

Lorsqu'elle rouvrit les yeux, son Dragon était là, contemplant son ennemi. Il cracha une gerbe de feu, moins impressionnante que son adversaire, mais tout de même assez pour intimider.

Un deuxième groupe de Saïmans, installé sur les côtés de la place, créèrent un dôme invisible, enveloppant les Dragons pour protéger les spectateurs du combat qui allait suivre.

- Je suis prêtes...

Avant même qu'elle ne termine de parler, le Dragon rouge s'élança. Rapide comme l'éclair, il tenta d'enfoncer ses serres aiguisés dans le cou de son adversaire. Cyliana réagit juste à temps pour décaler son Dragon. Les Saïmans réattaquèrent sans perdre de temps en créant une mare de lave.

Le Dragon bleu s'éleva dans les airs et répliqua en inondant le sol, le refroidissant brutalement, créant d'immenses volutes de vapeur. Il tenta ensuite de refroidir son adversaire afin de le priver de ses pouvoirs, sans succès. Le Dragon rouge, bien trop rapide, s'élança dans les airs et blessa le Dragon de Cyliana d'un coup de patte, lui assénant une longue balafre au cou.

La Keltane hurla de douleur et posa un genou à terre. Pendant quelques secondes, son Dragon vacilla dans les airs, permettant à son adversaire de lui projeter une puissante gerbe de feu qui l'enveloppa en entier.

Enguerrand se précipita aux côtés de Cyliana. En entrant dans les flots d'énergie, il fut assaillit de douleur. Tout son corps semblait rongé par la puissance que dégageait la Keltane.

- Cyliana tu vas bien ?
- Oui, ça va. Mais ne reste pas ici.

Quand elle se releva, Cyliana aperçut anxieuse que son Dragon était devenu entièrement blanc. Ce qui signifiait qu'il ne pourrait plus utiliser ses pouvoirs avant un long moment. Il ne devait plus en aucun cas subir le feu de son adversaire, sinon il mourrait...

Repensant à son peuple et à ce que comptait faire Khaos, sa colère augmenta, nourrissant sa magie qui décupla ses forces. Son Dragon rugit de haine lui aussi et fonça sur le Dragon des Saïmans, le projetant contre le dôme invisible. Avant qu'il ne puisse se remettre du choc, Cyliana envoya son Dragon le rattraper et planter profondément ses crocs dans son cou. Son adversaire réussit à se libérer en hurlant de douleur avant de s'écarter précipitamment.

L'un des Saïmans s'affala aussitôt sur le sol alors que la blessure du Dragon disparaissait.

Cyliana s'affola. Elle était épuisée et elle n'arrivait pas à se débarrasser de son adversaire. Il restait encore neuf Saïmans avant qu'elle ne puisse réellement supprimer le Dragon, et elle avait peur de ne pas tenir jusque là. Déjà, la douleur se réveillait dans sa poitrine avec une force sans précédent, l'empêchant de respirer normalement et lui brouillant la vue. Si elle ne se dépêchait pas, elle ne terminerait jamais se combat...

En essayant de garder le contrôle sur sa douleur, elle ressentit son lien avec Kriar se renforcer et l'apaiser un peu, mais cela ne serait que temporaire.

Réunissant ses dernières forces, elle relança une attaque contre son adversaire. Elle engagea un combat au corps à corps, tentant par tous le moyens d'empêcher le Dragon rouge d'utiliser ses pouvoirs, ce qui signerait son arrêt de mort.

Le combat était si violent, que de nombreuses blessures parcoururent rapidement les deux créatures. Cyliana observait cependant avec plaisir que son Dragon arrivait à causer de grave dégât sur son adversaire. Déjà, trois autres Saïmans s'étaient sacrifié pour soigner des blessures critiques de leur Dragon.

Mais la chance sembla brutalement tourner quand le Dragon rouge, après avoir déchiré l'aile droite de son adversaire, l'écrasa violement sur le sol et l'immobilisa. Cyliana pouvait voir qu'il s'apprêtait à utiliser ses pouvoirs.

Ténèbre qui surveillait de près le combat depuis le début réagit.

- Dis-lui qu'elle doit réussir à supprimer encore un dernier Saïmans, après je pourrai l'aider et alors ce sera une partie de rigolade...

Enguerrand transmit le message à Cyliana, qui bien que pliée de douleur et les larmes aux yeux, réussit à répondre.

- Elle a intérêt de dire vrai, car je ne tiendrai plus très longtemps !

Après avoir réussit à chasser une dernière fois la douleur qui la paralysait presque, Cyliana se concentra pour lancer une attaque. Avec difficulté, elle réussit à se dégager juste à temps pour échapper au flot de lave qui inondait les pavés.

À bout de force, elle entailla profondément la cage thoracique du Dragon des Saïmans, obligeant l'un d'entre eux à se sacrifier pour le soigner.

- Voilà, c'est fait...

Cyliana tomba à genoux, la douleur et la fatigue étant à deux doigts de la terrasser. Son Dragon commença lentement à diminuer de taille, n'ayant plus la force de le maintenir.

- Pose ta main sur elle tout de suite !

Sans réfléchir, Enguerrand pénétra une nouvelle fois dans les tourbillons entourant Cyliana et posa sa main sur son épaule. Aussitôt, il ressentit une incroyable énergie le traverser et rejoindre la Keltane. Les flux magiques l'entourant reprirent soudainement vigueur et gagnèrent même en puissance. Le Dragon reprit alors sa taille normale, ainsi que sa couleur bleu avant de rugir férocement.

Cyliana se releva revigorée, ses yeux ordinairement vert s'étaient brusquement teinté de gris.

Le Dragon des Saïmans, lui, sembla soudain hésitant, faisait tout son possible pour rester à l'écart de son ennemi. Mais Cyliana ne l'entendait pas ainsi. Elle élança son Dragon contre son adversaire et le percuta violement. Un bruit de côtes cassé se fit entendre, obligeant deux Saïmans à se sacrifier en une seule fois.

- Finissons-en en beauté, proposa Ténèbre, je déteste les Saïmans.

Le Dragon bleu attendit patiemment son adversaire. Celui-ci n'avait pourtant pas l'intention d'avancer. Il prit même un peu de recul et lança une puissante gerbe de feu. Le Dragon de Cyliana attendit un peu, et juste avant que les flammes ne l'atteigne, il envoya de puissantes vagues d'eau qui, au contact du feu, s'évapora, emplissant rapidement tout le dôme de protection. Empêchant toute visibilité à l'intérieur.

Cependant, un Dragon rugit soudain de victoire alors qu'un puissant flot d'énergie envahissait Cyliana. Si fort, que la statue de Cerollin qui se trouvait à plusieurs toises derrière eux explosa. Un bref hurlement de douleur retentit sur la place silencieuse avant de se taire à jamais...

Alors que la vapeur se dissipait lentement, le Dragon de Cyliana apparut triomphant, assis sur son congénère entièrement gelé. De l'autre côté du dôme, Enguerrand distingua tous les Saïmans au sol, sauf Glomon qui se tenait difficilement contre la porte du Sanctuaire. Sa capuche était tombé, révélant un visage difforme et répugnant à la peau violâtre. Au même moment, un des sceaux de la porte, se brisa en deux.

Ténèbre défit le lien qu'elle avait créée avec Cyliana et contempla le spectacle ravi alors que le Dragon bleu disparaissait.

La Keltane, privée du soutiens que lui avait accordé l'épée, tituba et manqua de s'affaler au sol. Enguerrand paniqué la rattrapa et la fit s'asseoir.

- Comment te sens tu ?

Elle essuya la sueur qui recouvrait son visage et tenta de contrôler les spasmes de douleur. Caleen et Lusia les rejoignirent affolées.

- Tu vas bien ?
- Ne vous inquiétez pas... Je vais bien. Mais Enguerrand, une tisane ne serait pas de refus là.
- Je te prépare ça tout de suite.

Il se dirigea en toute hâte vers le petit cours d'eau longeant la place. Il sortit ensuite la tasse qu'il avait apporté avec lui, et après l'avoir remplit, il mit trois feuilles de Lidhs. Tout en retournant auprès de la Keltane, il fit chauffer la tisane grâce à un sort.

Cyliana la bu lentement, avec difficulté. Et bien que la douleur ne disparut pas entièrement cette fois-ci, elle se sentit un peu mieux.

- Ne tardons pas, j'ai envie d'en finir !
- Je suis tout à fait d'accord avec toi, approuva Enguerrand.

En aidant son amie à se relever, il aperçut la statue et la regarda avec surprise. Elle s'était reconstitué et à présent, elle représentait Cerollin, pointant le Pendentif en direction du Sanctuaire, face aux portes. À ses pieds, la statue du Dragon bleu se tenait à présent triomphalement sur le bloc de glace qu'était devenu le Dragon rouge...

# Posté le dimanche 19 août 2007 12:20

Modifié le dimanche 19 août 2007 14:43