« Retour au blog de delatehel

Chapitre Deux, troisième partie.

Chapitre Deux, troisième partie.
Pendant ce temps, le chasseur sondait la foule en attendant que se termine le débat. Son regard croisa à ce moment là celui de l'homme à la cape. Il se rappela alors qui était cet étrange individu, et qu'à ses côtés, ce n'était pas un chien, mais le fameux loup mangeur d'enfants.

Le chasseur sourit. Cela pourrait rajouter du spectacle...

- Puisque vous n'arrivez pas à vous décider, fit il joyeux, il faut que quelqu'un choisisse. Il aura même l'immense honneur d'exercer lui-même la sentence ! Vous, là bas ! L'homme qui, dit-on, a tué le monstre envoyé par les Keltans pour nous terroriser. Approchez ! Et venez vous-même casser un des bras de cette chienne ! Je suis sûr que cela va vous plaire.

Quand le chasseur s'adressa à lui, il en fut d'abord surpris. Pendant quelques secondes, il ne bougea pas. Puis il sourit, sa colère venant d'atteindre son paroxysme. L'image de la Keltane hurlant de douleur toujours gravée dans son esprit. Il se décida alors à approcher, lentement. Kriar passant le premier.

La foule s'écarta vivement à leur approche. Comme s'il incarnait le Prince des Ténèbres en personne, accompagné de son animal voleur d'âmes.

Il regardait l'estrade. Les hommes du chasseur continuaient d'empêcher la foule d'approcher. Quand Kriar arriva devant les deux hommes qui en protégeaient l'accès, ils s'écartèrent.

La place, qui quelques secondes plus tôt était emplie de cris de haine inimaginables, était tout d'un coup devenue silencieuse. Arrivé en haut de l'estrade, il vit les regards haineux qui se posaient sur la Keltane, et parfois même sur lui. Il vit aussi les regards pleins de convoitise de ceux qui auraient voulu être à sa place...

Le chasseur s'approcha de lui, gardant toutefois une distance raisonnable avec le loup.


- Abaisse donc ta capuche ! Que l'on puisse voir le visage de l'homme qui va enfin réellement ouvrir les festivités.

Il regarda le chasseur droit dans les yeux. Un sourire se dessina sur ses lèvres, lui aussi allait s'amuser, mais d'une autre façon...

- Puisque vous le demandez si poliment... dit-il d'une voix calme et glaciale. Retenant sa colère.

Tous ceux qui l'entendirent frissonnèrent d'effroi.

Il baissa lentement sa capuche. Tout le monde essaya alors de voir ce que cachait la cape. Il la repoussa dans son dos, dévoilant ainsi l'emblème de la Légion sur son surcot d'arme. La foule eut aussitôt un cri de stupeur, même le chasseur en recula de surprise.

La Keltane, qui ne bougeait plus depuis un long moment, se redressa pour voir qui était cet inconnu qui effrayait même les siens. Elle posa alors son regard sur le loup, et sursauta. Le loup la fixait d'un regard étrange, presque de compassion. Puis elle regarda son maître. Elle reconnut aussitôt l'homme comme étant un soldat de la Légion "Eternelle". Elle ne put retenir un cri d'effroi. C'était la dernière personne qu'elle aurait souhaité voir de sa vie. Elle aurait pu reconnaître cet uniforme entre mille.

L'homme était vêtu d'une longue cotte de mailles qu'un long surcot d'armes noir recouvrait, avec au niveau de la poitrine l'emblème de la Légion : un phoenix couleur Pourpre, sortant de flammes couleur Or. Sur les manches très courtes de son surcot d'armes, était inscrit son grade. A part sa cotte de mailles, l'homme était totalement vêtu de noir. Ses bottes, son pantalon, sa cape, sa ceinture, même les poignées de son épée et de sa dague étaient noires. Cela lui donnait un air terrifiant.

La Keltane, qui pensait vivre son pire cauchemar, en fut immédiatement convaincue. Elle allait connaître les pires atrocités, et elle n'avait même pas pu accomplir la mission qui lui avait été confiée. La vie de tout un peuple dépendait d'elle... Elle ne put s'empêcher de pleurer.

Il était ravi de son apparition. Plus personne ne bougeait. Plus personne ne savait que faire. Mais le chasseur se ressaisit vite. Il tira brutalement les cheveux de la Keltane qui hurla et la jeta à ses pieds. Elle retomba sur sa main brisée et un nouveau cri de douleur résonna sur la place toujours silencieuse.
# Posté le mardi 17 janvier 2006 08:27
Modifié le vendredi 22 juin 2007 07:26

« Article précédent : Chapitre Deux, deuxième partie.

Article suivant : Chapitre Deux, quatrième partie. »